Comédie française : fin de grève, espoir de retour aux négociations

Clément Solym - 02.01.2012

Culture, Arts et Lettres - Théatre - Comédie française - grève - théâtre


La Comédie française n'indiquait pas encore hier en fin de journée la fin du mouvement de grève, et pourtant, la vie a repris sur les planches ce dimanche 1er janvier, selon les termes du préavis. Impulsée par les syndicats CGT, cette grève aura tout de même marqué la fin d'année avec de multiples remplacements de spectacles.


Samedi, le directeur, Jérôme Lamy, confirmait que la situation n'avait pas évolué depuis le début de la semaine et que les spectacles étaient toujours bloqués. Les négociations étaient donc de fait interrompues. « Je doute fort qu'il y ait des négociations samedi, on va reprendre le travail le 1er janvier, mais on va voir si des négociations vont s'ouvrir ou pas : s'il n'y en a pas, nos cinq jours de grève ne vont pas partir en fumée », assure Zouair Smaoudi, délégué CGT à la Comédie. (voir notre actualitté)

 

Depuis le mardi 27 décembre, les salariés avaient décidé de cesser le travail, et si hier le théâtre avait repris une activité normale, Zouhair Smaoui, délégué CGT, précisait à l'AFP qu'il souhaitait une reprise des négociations au plus vite.

 

 

L'attente est donc grande en ce lundi, puisque les syndicats espèrent une convocation venant de la direction pour cette journée. Plusieurs revendications restent encore à débattre. Ainsi, les syndicats demandent, plutôt qu'un 13e mois, une prime de 1600 € pour l'ensemble des salariés, qui ne perçoivent aujourd'hui que 800 € de prime. 

 

C'est ainsi que les syndicats CGT envisagent cette « meilleure répartition des bénéfices produits par l'ensemble du personnel de la Comédie-française ». Selon les syndicats, ces derniers sont répartis annuellement à 76,5 % pour les 37 sociétaires, puis 16,5 % reversés aux 360 salariés et pensionnaires. Les 7 % restants partent en réserve, expliquent les syndicats dans un tract. 

 

Hier, la pièce L'École des femmes devait être jouée, avec Un fil à la patte de Feydeau, pour sa dernière représentation.