Cortazar et Paris, une « affinité élective »

Xavier S. Thomann - 23.03.2014

Culture, Arts et Lettres - Salons - Julio Cortazar - CNL - Silvia Baron Supervielle


Julio Cortazar est à l'honneur cette année, au Salon du Livre. Disparu en 1984, l'auteur franco-argentin fait l'objet de nombreux hommages. Samedi, en fin d'après-midi, dans l'amphithéâtre du CNL, c'était l'occasion de revenir sur les rapports entre l'auteur de Marelle et Paris, sa ville adoptive. On notera la présence de l'épouse de Cortazar, Aurora Bernardez (94 ans). Les intervenants étaient : Daniel Mordzinski, Silvia Baron Supervielle, Florence Delay, René de Ceccatty et Gustavo Guerrero.

 

 

 

 

Après la projection d'un film de Daniel Mordzinski, les interventions se sont orienté autour du thème, Cortazar : un trait d'union entre deux cultures, un pont littéraire entre la France et l'Argntine. Un thème tout indiqué pour l'édition 2014 du Salon, puisque l'Argentine est l'invité d'honneur. 

 

Forcément, difficile de ne pas penser à Marelle, publié en 1963, certainement l'oeuvre la plus connue de Cortazar. Les intervenants sont revenus sur l'émotion procurée par ce livre à nul autre pareil. Pour Florence Delay : « Découvrir Marelle à 20 ans est un immense bonheur. À l'époque il n'y en avait que pour le Nouveau Roman ; chez Cortazar, il y avait en plus la vie, sans tourner le dos aux expérimentations formelles ». 

 

On peut aussi y voir une interrogation à distance de l'Argentine. Sans compter une vision unique de Paris, une vision qui, parfois, fait peur. Cortazar a donné des envies de Paris à plusieurs générations de lecteurs. Daniel Mordzinski a notamment déclaré : « J'ai rêvé de vivre à Paris en lisant Cortazar ». 

 

Enfin, Silvia Baron Supervielle en a profité pour lire des extraits d'un recueil de poésie de Cortazar, Crépuscule d'automne (José Corti). De quoi faire vibrer la voix de l'auteur disparu. Elle a conclu ainsi : « Cortazar est un poète de a à z, il devine l'inconscient des gens ».