Course au Nobel de littérature : le comité critiqué, Amos Oz plebiscité

Clément Solym - 08.10.2008

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Nobel - littérature - Suède


« Vous n'allez pas le croire, mais je ne me sens rien de spécial », explique Amos Oz. Depuis que sa cote a été fixée à 5:1, le plaçant derrière Claudio Magris, à 3:1 et Adonis à 4:1, Amos Oz jouit soudain d'un intérêt étrange de la part des médias.

« J'ai reçu la part de prix que je méritais, et même au-delà. Je ne suis pas assis là à attendre le Nobel. » Pourtant, l'agence britannique Ladbrokes le considère, bien que sa cote soit moindre comme l'un des titulaires réellement en lice. Alors aux oubliettes Le Clezio ? ON l'ignore, et à 24 heures des délibérations, les spéculations sur les canassons du Nobel vont bon train.

D'ailleurs, côté américain, on spécule tout de même, bien qu'il y ait peu d'espoir. Les propos d'Horace Engdahl étaient sans équivoques : les Américains sont trop bornés à leur territoire pour mériter un prix international. Aussi ne se prive-t-on pas de largement critique cette approche anti-USA. « Déclaration choquante et ridicule », prouvant qu'Horace « n'a pas lu beaucoup de littérature américaine », estime le ministre canadien des affaires culturelles.

Et chacun d'y aller de sa liste d'auteurs largement admissibles au rang de prix Nobel... La culture de masse américaine, pas assez hautement littéraire pour le secrétaire du comité ? Manifestement, cela passe mal auprès des foules...