Cycle science-fiction : en août, Arte va décrocher la lune, et les étoiles

Cécile Mazin - 15.07.2016

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - cycle science fiction - Arte films cycle - science fiction télévision


Les yeux rivés vers l’infini, des habits de cosmonaute pas toujours crédible, des aliens franchement perturbés et des ballades mortelles dans l’espace : en août, Arte se la joue science-fiction. « Planètes lointaines, costumes moulants et Martiens tueurs : six films et un documentaire font la part belle à la science-fiction », rien de moins. 

 

Mince... je suis en vacances, en août !

 

 

Le cycle SF d’Arte ne plaisante pas : de grosses références et de sérieux atouts, pour s’assurer de faire voyager les spectateurs aux confins de l’univers sans quitter le canapé. C’est durant la journée du 8 août qu’il faudra se préparer pour un véritable marathon, parce qu’ensuite les choses se calment un brin.

 

On attaquera donc le 8 août avec, à 20 h 55, Barbarella, film de Roger Vadim (1968, 93’) avec Jane Fonda, Ugo Tognazzi et David Hemmings. En l’an 40 000, l’astropilote Barbarella est chargée de sauver l’amour universel. Un film « love » conçu comme une bande dessinée.

 

La production est directement inspirée des bandes dessinées de Jean-Claude Forest et de sa pulpeuse héroïne, calquée sur une sorte de Brigitte Bardot. Les albums sortirent en 1964 chez Éric Losfeld, avec un fameux scandale, alors même que les pages ne sont que modérément, voire peu érotiques. Soit.

 

La suite sera musclée : 

 

À 22 h 30 Silent running, film de Douglas Trumbull (1972, 85’) avec Bruce Dern, Cliff Potts et Ron Rifkin. Une fable d’anticipation « flower power », bercée par la BO de Joan Baez, co-scénarisée par Michael Cimino disparu récemment. 

 

Puis, tout de suite après, à 23 h 50 La planète des tempêtes, film de Pawel Klutschantsev (1962, 78’) avec Vladimir Yemelyanov, Georgi Zhzhyonov, Gennadi Vernov. Trois vaisseaux spatiaux soviétiques quittent l’URSS pour Vénus. Un film de SF qui n’a rien à envier aux séries B américaines. 

 

Enfin, on clôture la journée avec La Guerre des mondes selon Orson Welles, un documentaire réalisé par Cathleen O’Connell. Orson Welles, 23 ans, fait croire à l’Amérique, que les Martiens débarquent sur Terre. Retour sur l’un des plus célèbres canulars de l’histoire de la radio. Un must have...

 

 

 

Rendez-vous ensuite le 15 août avec deux adaptations de livres. Tout d’abord, à 20 h 55, 2001, Odyssée de l’espace, de Stanley Kubrick. Le chef-d’œuvre du maître, puisé dans le roman d’Arthur C. Clarke. « Œuvre phare de la science-fiction, 2001 L’Odyssée de l’espace nous livre le fantasme futuriste de Kubrick, parfaitement fou et totalement génial, sur le devenir de l’humanité », annonce Arte. Et on plussoie...

 

Puis, 23 h sonnera l’heure d’un film de George Roy Hill, Abattoir 5, inspiré cette fois du livre de Kurt Vonnegut Jr. « Un fascinant plaidoyer antimilitariste en forme d’ovni cinématographique, surréaliste et pop, sur une bande-son signée Glenn Gould. » Abattoir 5, ou la Croisade des enfants fut publié chez Seuil en traduction (par Lucienne Lotringer), en 1971. Incontestablement un livre magnifique, sur fond de Seconde Guerre mondiale... (film de 1972)

 

Et le cycle se conclura sur un peu plus de légèreté avec Tim Burton et son Mars Attacks !, produit en 1996, avec Jack Nicholson, Pierce Brosnan et Gleen Close, et bien d’autres. « D’immondes Martiens débarquent subitement sur la planète Terre. On ne connaît rien de leurs intentions... Une parodie des séries Z des années 50 par Tim Burton, le lutin farceur d’Hollywood. » 

 

Si une novellisation avait été produite, le film s’inspire d’un jeu de cartes de 1962, qui avait fait un carton à l’époque. Humour, tête qui explose et croisements interraciaux étranges... le 28 août, dès 20 h 55.