Dante au théâtre ou La Divine Comédie en apesanteur

Cécile Mazin - 08.07.2016

Culture, Arts et Lettres - Théatre - divine comédie dante - gravité zéro théâtre - Dante théâtre illusions


Au théâtre de Bogota se joue actuellement l’adaptation du classique de Dante Alighieri, La Divine comédie. Mais c’est un spectacle de danse acrobatique qui est proposé par la compagnie Nogravity Dance Company, le tout chorégraphié par Emiliano Pellisari – qui incarne Virgile. Les représentations ont débuté le 7 juillet, avec des effets d’illusions manifestement somptueux...

 

 

 

Musique ethnique et tribale pour l’Enfer, travail profond autour du texte, on y croise également les thèmes les plus classiques de Johann Sebastian Bach et Wolfgang Amadeus Mozart dans le Purgatoire, avant de s’envoler vers des sonorités de classique contemporain pour le Paradis. 

 

Le spectacle de la troupe fut originellement joué – et pour cause – durant la saison 2015/2016 au Teatro Alighieri : Dall'inferno al Paradiso (I viaggi dell'anima) [De l’enfer au paradis (les voyages de l’âme), NdR] a connu un grand succès. L’Italie célébrait en effet l’an passé les 750 ans de la naissance de Dante.

 

 

 

 

Le chorégraphe italien refuse de dévoiler ses secrets, rappelant qu’aucun magicien n’est tenu de le faire. Dans son approche, les femmes et les hommes sont changés en âmes flottantes, comme des plumes. Il confère au parcours initiatique une dimension plus poétique encore, offrant aux spectateurs de prendre leur envol.

 

L’imbrication des corps et des machines n’a pas été de tout repos, souligne le chorégraphe. Pour chaque minute de travail, il faut considérer une semaine de travail pour l’ensemble des comédiens...

 

Techniques issues du théâtre baroque, largement modernisées, les corps en suspension, dématérialisés, reproduits, apportent une illusion parfaite. Les effets de lévitation et de gravité 0 sont permis grâce à des procédés et autres mécanismes qui, durant tout le spectacle, sont totalement invisibles pour les spectateurs.

 

Toute la partie sur l’Enfer (ci-dessous en vidéo) est dansée, souligne Emiliano Pellisari, parce qu’il s’agit de la partie la plus importante du texte de Dante.