Découvrez les adaptations littéraires labellisées “Cannes 2020”

Camille Cado - 05.06.2020

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - label festival cannes - adaptation litteraire cannes selection - film label cannes


Malgré l’annulation de la prochaine édition du Festival de Cannes, les organisateurs ont tenu à présenter leur sélection 2020. Les 56 films qui ont été retenus bénéficieront d’un label cannois pour accompagner leur sortie en salles. Parmi le palmarès dévoilé, quelques adaptations littéraires...
 
 

En raison de l’épidémie de coronavirus, le 73e Festival de Cannes qui devait se dérouler en mai a été annulé. Pour autant, la sélection officielle a été révélée ce 3 juin par Thierry Frémaux, délégué général du Festival, sur Canal +.

Les films retenus porteront le label « Cannes 2020 » initié par le Festival pour les valoriser. Parmi les 2067 longs-métrages visionnés, 56 films ont été distingués, dont 9 adaptations littéraires.

Voici la liste des films adaptés d’œuvres littéraires sélectionnés :

Naomi Kawase — True Mothers

Inspiré du bestseller de Mizuki Tsujimura publié en 2015 et encore inédit en français, True Mother (titre original : Asa ga Kuru) suit l’histoire d’un jeune couple, qui après avoir essayé de multiples traitements contre l’infertilité, décide d’adopter. Mais voilà que six ans plus tard, ils reçoivent l’appel d’une femme, qui prétend être la mère biologique de leur enfant. Un évènement qui menacera sans aucun doute l’équilibre de la famille. 

Jonathan Nossiter — Last Words

Last Words de Jonathan Nossiter (Mondovino, Signs and Wonders) est une adaptation du roman éponyme de Santiago H. Amigorena (Mes derniers mots en français, publié aux éditions POL). Le film se déroule en 2085 et raconte l’histoire de la fin du monde, vécus par les derniers survivants. 

Lucas Belvaux — Des Hommes

Avec Des Hommes, le réalisateur belge s’est attaqué à une nouvelle adaptation d’un titre français. Après le roman de Didier Decoin Est-ce ainsi que les femmes meurent ? à travers 38 témoins en 2012, il a en effet jeté son dévolu sur le livre de Laurent Mauvignier sorti en 2009 aux éditions de Minuit. 

Le long-métrage dressera le portrait d’un ancien combattant de la guerre d’Algérie hanté par son passé, Bernard. Le personnage sera incarné par Gérard Depardieu tandis que Catherine Frot lui donnera la réplique dans le rôle de Solange, sa sœur. 

Koji Fukada — Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis 

Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis (titre original : The Real Thing) est une romance autour du personnage de Tsuji, incarné par Win Morisaki (Ready Player One). Alors que le jeune homme a le sentiment de n’être finalement jamais tombé amoureux, il fait la rencontre d’une femme mystérieuse, à qui il sauve la vie. 

D’après Les Inrocks, l’histoire serait adaptée d’un manga et aurait initialement été conçue comme une série de 10 épisodes. 

Goro Miyazaki — Aya et la sorcière

La nouvelle production Ghibli sera réalisée par le fils du maître de l’animation japonaise, Hayao Miyazaki. Intitulé Aya et la sorcière (titre original : Aya to majo), le film suivra Aya, une jeune fille adoptée par une sorcière et sera réalisé en 3D.

Le long-métrage est tiré d’Earwig and the witch, une histoire pour enfant écrit par Diana Wynne Jones et publié en 2011 (non traduit en français). Pour rappel, son ouvrage Le Château de Hurle (Ynnis éditions, trad. Alex Nikolavitch) avait déjà inspiré Le Château ambulant

Danielle Arbid — Passion simple

Réalisé par Danielle Arbid, Passion simple est basé sur le roman du même nom d’Annie Ernaux. Paru en 1992 aux éditions Gallimard, le roman autobiographique raconte l’histoire d’un amour interdit entre l’héroïne et un homme marié. 

Le film mettra à l’affiche Laetitia Dosch (La Bataille de Solférino, Les Malheurs de Sophie) et le danseur ukrainien Sergueï Polounine.

Laurent Lafitte — L’Origine du monde

Pour son premier long-métrage, l’acteur et humoriste français Laurent Lafitte (Les Petits Mouchoirs, De l’autre côté du périph) s’est tourné vers la pièce de théâtre de Sébastien Thiéry, L’Origine du monde, paru chez L'avant scène théâtre Mise en scène en 2013 par Jean-Michel Ribes, l’histoire est celle de Jean Louis, quarante ans, qui se rend compte que son cœur a cessé de battre. 

Pourtant, il semble encore bien vivant. Pour trouver des réponses à ses questions et comprendre ce qui lui arrive, il va devoir remonter à la source de ses problèmes, qui n’est autre que sa mère. 
 

Laurent Tirard — Le Discours

Avec son 8e long métrage intitulé Le Discours, Laurent Tirard (Le Petit Nicolas, Astérix et Obélix : Au service de sa Majesté) met en scène le roman éponyme de Fabrice Caro, plus connu sous son pseudonyme d’auteur de bande dessinée, Fabcaro (Zaï zaï zaï zaï).

Publié en 2018 au sein de la collection Sygne des éditions Gallimard, l’ouvrage suit Adrien, la quarantaine déprimée, qui doit se rendre à un dîner de famille. 

« Entre le gratin dauphinois et les amorces de discours, toutes plus absurdes les unes que les autres, se dessine un itinéraire sentimental touchant et désabusé, digne des meilleures comédies romantiques. Un récit savamment construit où le rire le dispute à l’émotion » résume la maison d’édition. 


Photo d'illustration : pixabay license



Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.