DeLillo : la beauté de la langue dépend-elle de son support ?

Clément Solym - 28.09.2010

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - delillo - numerique - recompense


Philip Roth et ses confrères du PEN, étaient unanimes : tout le monde veut donner un prix à Don DeLillo. Et ce week-end dernier, c'était le tour de prix PEN/Saul Bellow, qui récompense un auteur pour l'intégralité de son oeuvre...

Avec une dotation de 25.000 $ pour couronner un auteur de fiction américaine, qui regroupe toutes les qualités d'un excellent écrivain, cette année ne pouvait pas être autre que celle de DeLillo.

Avec 15 romans, et 4 pièces de théâtre, l'écrivain, qui publie chez Actes Sud Point Omega, ne cache pas son émotion et son plaisir. D'autant plus que Saul Bellow est un auteur qui a guidé une partie de ses lectures, « l'un de ces écrivains qui ont élargi mon sens de ce qu'est l'éventail du roman américain », ajoute-t-il. (retrouver la chronique de Point Omega)

Quant à savoir quel sera l'impact des technologies qui s'emparent du monde de l'édition, DeLillo envisage des ouvrages « créés par les utilisateurs » de ces appareils. Et se demande si le besoin humain en récits sera toujours le même, toujours aussi fort. Ses réflexions sur le sujet laisseront sans voix.

« Est-ce que le langage a la même profondeur et richesse sous sa forme numérique, qu'il peut atteindre sur une page imprimée ? Est-ce que la beauté et la richesse de notre langue dépendent à un point si important du médium qui les porte ? La poésie a-t-elle besoin de papier ? »

Dont acte