Des lecteurs d'ebooks à l'écran plus grand au secours de la presse

Clément Solym - 05.05.2009

Culture, Arts et Lettres - Expositions - écrans - lecteur - ebooks


Les journaux et magazines tirent la langue et comme dirait certains, Internet m'a tuer. Ou peu s'en faut. Mais au secours de leur agonie pourraient se profiler les nouveaux modèles de lecteurs, avec un écran plus grand, un abonnement, comme le souhaitait Rupert Murdoch, de New Corp, et des fonctionnalités sympathiques. L'arrivée d'un modèle de 10 pouces chez Amazon est un signe avant-coureur dans le domaine...

Dépenser plus ou moins ?

Mais bien sûr, si l'on a évoqué l'offre du New York Times, déjà partenaire d'Amazon, d'autres pourraient suivre. Ce n'est d'ailleurs pas faute de comprendre à quel point les coûts sont moindres pour un magazine diffusé sur un lecteur, en regard des dépenses pour un magazine papier.


Au Financial Times, on se pose la question et l'on regarde avec beaucoup d'intérêt l'arrivée de ces machines. Leur écran, c'est leur atout : parce qu'il a la taille d'une feuille de journal, qu'il promet un confort de lecture supérieur à celui d'un téléphone portable... Bref, on lorgne avec envie. Grande, voire énorme envie.

Revenus publicitaires et nouveaux modèles économiques

La baisse des revenus publicitaires, il faut la compenser : l'abonnement pour un site internet, c'est possible, mais encore trop compliqué. Tout ce qu'Internet touche, il le rend gratuit. Alors, coupler une offre avec une machine de lecture dédiée pas trop chère et la fidélisation d'un client qui s'abonne au mois... D'autant que les mises à jour, grâce au Kindle se font systématiquement, et sans que l'utilisateur ne touche à rien. Le bonheur !

Reste toujours le problème de la couleur. Cela touche plus facilement les magazines que les journaux, mais enfin, le manque est palpable. Et celui du tarif. De ce côté, Plastic Logic a déclaré qu'il opterait pour une approche ouverte et que la moitié des rédactions passant par eux pourront traiter directement avec les lecteurs pour fixer des tarifs eux-mêmes.

Des acteurs, qui se multiplient

Kindle, Logic Reader... et puis prochainement Apple dans la course ? Bientôt, on aura plus de choix dans les supports que dans les contenus ? Le seul problème pour la presse, c'est de proposer un outil efficace dès maintenant : cinq ans auparavant, on n'imaginait pas une telle situation et aujourd'hui il faut courir après le consommateur pour lui proposer des instruments qui restent rudimentaires. Et les journaux pourraient souffrir plus encore de cette situation, parce que la technologie n'est pas prête à prendre le relais.

Le livre a encore quelques années devant lui, et la transition se déroulera probablement plus simplement. C'est en tout cas à espérer.