Des pièces et textes inédits du Marquis de Sade mis en vente à l'Hôtel Drouot

Joséphine Leroy - 15.06.2016

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Des pièces inédites de Jacques François Paul Alphonse de Sade, alias le Marquis de Sade, sont mises en vente à l'Hôtel Drouot par la maison Tessier Sarrou. Une centaine de documents provenant des archives familiales dévoile la face cachée de l’écrivain et philosophe du XVIIIe siècle, d’abord connu pour ses textes libertins osés. 

 

 

Marquis de Sade

(Three Legged Bird / CC BY-NC-ND 2.0)

 

 

On connaît moins le Marquis de Sade pour ses fables animalières que pour ses textes érotiques. La démonstration publique de certains de ses effets personnels aura ce mérite : nous faire découvrir un autre Sade. En témoignent les effets personnels de celui qui a été emprisonné à la Bastille sous l’Ancien Régime.

 

Un fauteuil d’époque Louis XIII avec une tapisserie représentant une scène biblique (estimé entre 40 000 et 50 000 €), un portrait de Pétrarque et de Laura de Sade (entre 6 000 et 8 000 €), des lettres, un contrat de mariage (entre 2 000 et 3 000 €) et même un acte de séparation des époux après la libération de Sade, le 2 avril 1790 (entre 1 000 et 2 000 €), toutes ces choses-là sont de précieux repères pour retracer la vie d’un écrivain aussi mystérieux que fantasmé. 

 

Il y a également des textes, et des textes surprenants : le manuscrit complet du conte inédit Les coquilles d’œufs (entre 7 000 et 10 000 €), une fable animalière où il critique les tout-puissants (entre 10 000 et 15 000 €), des pièces de théâtre inédites telles que Le Capricieux, Franchise et Trahison ou encore le manuscrit complet de L’union des arts ou les ruses de l’amour, qui contient des passages musicaux (entre 30 000 et 40 000 €). 

 

 

 

« Le nom de Sade est devenu commun : sadisme, sadique, sadomasochisme. L’adaptation cinématographique par Pasolini du premier roman écrit par le marquis de Sade entre 1782 et 1785, Les cent vingt journées de Sodome, sous le titre Salo ou les cent vingt journées de Sodome, ont révélé que Sade n’était pas seulement un aristocrate pervers, un bourreau de femmes que lui rabattait son domestique, un débauché aux pratiques sexuelles cruelles, condamné et enfermé à Vincennes puis à la Bastille, mais aussi un homme de lettres », explique la maison Tessier Sarrou dans un communiqué.