Devant les Immortels, Dominique Fernadez défend son père

Clément Solym - 14.12.2007

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Dominique - Ramon - Fernandez


On peut avoir côtoyé Proust, Gide ou Malraux, mais « quand on a vécu une telle expérience, il paraît inconcevable qu'on se rende à Weimar, en octobre 1941, sur l'invitation du Dr Goebbels, puis qu'on publie, dans plusieurs journaux de l'Occupation, un éloge dithyrambique de cet individu, que par ailleurs on méprise, lui et toute sa logorrhée nazie ».

Voilà comment Dominique a résumé la situation hier, lors de son discours d'intronisation chez les locataires indélogeables de la Coupole.

Mais que l'on ne s'y trompe pas, l'écrivain a souhaité défendre la mémoire de son père, Ramon Fernadez, et tout particulièrement « son oeuvre littéraire », dont peu de personnes se souviennent, c'est le moins que l'on puisse dire. Mort en 1944, « juste à temps » comme le notera Piere-Jean Rémy, qui répondait au discours de Dominique, Ramon Fernandez eut en effet le mauvais goût de se montrer fervent défenseur des idéaux collaborationnistes durant l'Occupation.

Pour qui en a le courage, l'intégralité du texte est reproduit sur le site du Monde. Avec une énorme publicité bien pénible juste avant chacune des 7 pages.... Et à toutes fins utiles, Dominique Fernandez s'est vu gratifié d'un Goncourt en 1982 pour Dans la main de l'ange.

Pour approfondir

Editeur : Pocket
Genre : logiciels
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ISBN : 9782266075152