Du vent dans mes mollets, ou l'art de sucer des mites

Clément Solym - 10.09.2012

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - adaptation - vent - mollets


Un père qui a survécu à la déportation d'Auschwitz, une mère expatriée depuis la Tunisie, et une grand-mère silencieuse, dont elle doit surveiller qu'elle ne meure pas : la vie de Rachel a quelque chose de tragique. Et d'étouffant, enfermée dans une famille aux multiples traumatismes. Mais la rencontre de Valérie, camarade de classe exubérante, pour ses 9 ans, va tout changer.

 

 

A retrouver dans notre libriairie

 

 

Le roman de Raphaële Moussafir, adapté par Carine Tardieu, fait la place belle à une magnifique distribution : Agnès Jaoui, devenue mère-juive oppressante, Denis Podalydès est un père rescapé des camps incroyable, et Isabelle Carré, en mère célibataire est splendide.

 

Et au milieu, Valérie et Rachel, qui s'aventurent à suivre leur institutrice qui trompe son mari avec le professeur de sport. C'est vrai qu'au contact de Valérie, Rachel va tout de même se déniaiser et se libérer de l'oppression parentale - jusqu'à apprendre la délicate expression « sucer des bites ».

 

Mais leurs éclats de rire, la manière dont les deux jeunes actrices portent le film avec tendresse et espièglerie, sont autant de bonnes raisons de découvrir ce film, sorti le 22 août.

 

Comédie familiale fraîche, elle s'articule autour de personnages superbement incarnés et servie par une performance magique des deux petites filles. C'est aussi l'occasion de découvrir une séquence rare : l'expressivité du dos de Denis Podalydès, capable de faire passer des émotions complexes, en ne présentant au spectateur que son blouson. 

 

Et si le coeur vous dit, plusieurs déclinaisons du livre existent, en version audiobook ou dans une réédition chez Folio. 

 

Rien à ajouter : il faut y aller. Attention : la bande-annonce est trompeuse. La séquence sur Barbie n'existe pas dans le film...