En attendant Godot, avec Robin Williams et Steve Martin

Victor De Sepausy - 02.01.2020

Culture, Arts et Lettres - Théatre - Robin Williams - Steve Martin - attendant Godot


La qualité est assez exécrable, mais nous sommes en 1988, quarante ans après l’écriture de la pièce — qui fut publiée en 1952 à Paris. En attendant Godot est devenu un symbole du théâtre de l’absurde, où Vladimir et Estragon patientent sans désespoir ni enchantement qu’il arrive. Samuel Beckett, auteur discret, faisait là une entrée remarquable dans le monde littéraire. 



L’un est devenu acteur, humoriste, musicien et scénariste — avec une filmographie et des séries télé à foison. Steve Martin partageait la scène avec un certain Robin Williams, acteur et humoriste décédé en août 2014. Une figure connue pour ses multiples rôles, depuis Good Morning, Vietnam, jusqu’au Cercle des poètes disparus en passant par Madame Doubtfire, et bien d’autres. 

Qu’allaient-ils faire dans ce théâtre alors, ces acteurs dont la carrière était bien commencée ? Les relations entre Beckett et le cinéma n’étaient pas vraiment très solides — on sait que le dramaturge et romancier avait proposé un scénario de film à Buster Keaton, dont il appréciait le travail en noir et blanc, et muet. 

En 1964, il s’était d’ailleurs essayé à la caméra avec l’acteur américain, pour un film-essai : Film, un court-métrage d’une vingtaine de minutes.

D’ailleurs, Godot serait lui-même inspiré d’un film de Richard Oswald, Le Faiseur, inspiré de la pièce de Balzac, Le Faiseur, ou Mercadet le faiseur — produit en mai 1949. Avec Keaton dans le rôle phare — et dans le roman de Balzac, les protagonistes attendent un certain Monsieur Godeau. Hop !
 

“Nous naissons tous fous. Quelques-uns le demeurent.”


Entre Vladimir et Estragon, le couple comique autant que tragique, convenait forcément à des personnalités enclines au rire. Que Robin Williams et Steve Martin se prennent d’affection pour la pièce de Beckett n’était finalement que très logique. La production se déroula en octobre et novembre 1988, au théâtre Mitzi E. Newhous, contenant 299 places et situé à Broadway. 
 
La salle fut comble et les places écoulées à toute vitesse. C’est que l’on retrouvait d’autres grands noms comme F. Murray Abraham pour incarner Pozzo, Bill Irwin dans le rôle de Lucky et Lucas Haas, campant le messager de Godot, éternel absent.

Seuls quelques témoignages et les extraits diffusés ci-dessous de la performance donnée nous permettent d’avoir un avant-goût de cette pièce. Robin Williams, tout particulièrement, se prête au jeu de contorsions tordantes, improvisant la parodie d’un certain R2D2 ou encore de John Wayne avec une mitraillette… Des bouffonneries telles que Beckett n’aurait pas pu en rêver. 

À l’inverse, Martin est presque sur la retenue, lui qui a un comique énergique et explosif. Spectaculaire…




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