Excentriques, morbides, déjantées : les couvertures des pulps mexicains

Clément Solym - 27.03.2015

Culture, Arts et Lettres - Expositions - pulp couverture - Mexique littérature - livres exposition


Robots meurtriers, créatures monstrueuses, criminels assoiffés de sang et même des petits bonshommes verts, une exposition se tient à la galerie The Ricco/Maresca, pour présenter au public de Chelsea (New York), l'art du pulp... mexicain. Des dizaines de couvertures sont exposées, mettant à l'honneur les artistes et leurs œuvres. 

 

 

 

 

 

Au cours de l'après-guerre, les États-Unis voient arriver des nouvelles érotiques avec des couvertures un peu revues. Pour attirer les acheteurs et les clients, il fallait leur promettre en une seule image du sexe, du suspens et des rebondissements.

 

Ce qui a par conséquent favorisé le développement de stratégie marketing autour des couvertures, et le Mexique n'a pas échappé à la mode. Les différences de contenus étaient pourtant importantes : les projets éditoriaux et aventures mexicaines semblent bien plus excentriques – les gorilles et les clowns tueurs en sont une démonstration. 

 

L'exposition s'est achevée ce 7 mars – regrettable –, mais montre comment les ambiances psychédéliques, et autres bizarreries d'une science-fiction excentriques se reflétaient à travers les couvertures de ces œuvres. Beaucoup de morts en tout cas, dans ces années 60/70, avec une créativité particulièrement axée sur les situations d'extrême tension. 

 

Allant bien plus loin que la stricte sexualité débridée des Américains, les auteurs et illustrateurs mexicains laissaient libre cours à des mondes imaginaires, très proches du réel. Mais particulièrement influencés, qui plus est, par le mysticisme et le surnaturel que l'on peut imaginer issus du folklore et des fictions populaires dans le pays.