Femina, Renaudot : les prix littéraires marchent sur la tête ?

Clément Solym - 22.10.2010

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - recompense - livres - romans


Non mais que diable allaient-ils faire dans cette galère ? Une galère germanopratine, du plus pur acabit. Les prix littéraires sont-ils tombés sur la tête ? Le Femina s'emmêle les pinceaux, clairement, et le Renaudot assène des renversements de situation délirants...

Cette semaine aura été riche. Très riche. En rebondissements insolites évidemment. Et c'est le prix Renaudot, dans sa cuvée 2010 qui a attaqué fort. Marc-Edourad Nabe, le monsieur qui a envoyé paître l'édition ancienne, en choisissant de prendre l'avenir de ses livres en main, qui fait une apparition soudaine. Et inédite. (notre actualitté)

Ce n'est pas la première fois qu'un auteur est ajouté dans une liste de récompense d'automne, certes, mais tout de même, MEN et son Homme qui arrêta d'écrire, auto-édité, voilà qui est insolite. « J'en ai assez des éditeurs blasés et des libraires boycotteurs. J'ai imprimé mille exemplaires de ce roman, qu'on ne pourra commander que sur ma plate-forme, marcedouardnabe.com. »

Tout un programme, étrangement salué par le jury du Renaudot : comment serait-il possible de saluer un anti-éditeur, alors que justement les prix visent à récompenser les maisons, avant même les auteurs ?

L'autre cacophonie, c'est le Fémina qui la joue en mineur. Outre qu'il faisait disparaître le livre de Mikaël Hirsch, pourtant excellent, on pouvait noter la disparition d'Antoine Volodine, bel et bien disparu de la liste diffusée le mercredi matin. (notre actualitté)

Méli-mélo de rêve, finalement, c'est Philippe Forest qui écopait de la sanction, en étant supprimé de la liste, le même jour, contre toute compréhension possible. Et bilan des courses, la présidente Chantal Thomas, annonce que, hop, pas de jaloux, on conserve tout le monde.

Livres Hebdo, évoque l'explication de ladite président, pour qui la problématique serait simple : on fait ce qu'on veut.