Festival Expressions Urbaines Paris : 'diversité et fraternité'

Antoine Oury - 01.10.2013

Culture, Arts et Lettres - Salons - Festival Expression Urbaine - Paris - Espace Christiane Peugeot


Accueillie au sein de l'espace Christiane Peugeot, la première édition du festival Expressions Urbaines Paris a rassemblé nombre d'artistes venus de la Cité Rose, aka le Quartier des Poètes à Pierrefitte-sur-Seine (93), et autres zones dites sensibles. Récemment mise en avant dans un long-métrage, la cité pierrefittoise abrite de toute évidence un réservoir de créateurs, réunis sous le signe de la « diversité et de la fraternité ».

 


Les légendes de chez Wam ont ouvert le festival

 

 

Le festival se plaçait d'emblée sous le signe du vivre-ensemble, puisqu'il s'associait avec l'association Les Papillons Blancs, association de parents et amis de personnes handicapés mentales, fédérés autour de l'entraide et du partage. Ces individus « différents, comme tout le monde » ont donné le « la » pour un week-end de littérature, danse, musique, street art, projection vidéos...

 

« Un festival fait de diversité, de vivre-ensemble et de fraternité » d'après Ibrahime Sorel Keita, président de la chaîne BDMTV et auteur du livre Au coeur de la Cité Rose, qui met en avant les habitants du territoire : « Il y a plein de talents dans chaque pays, il suffit juste de leur laisser la possibilité de s'exprimer. » L'homme en sait quelque chose, puisque le livre, conçu il y a quelques années et commandé par la mairie, avait finalement été refusé à cause de certains propos rapportés...

 

François, son éditeur au sein de la maison Unicité, souligne que l'ouvrage comme le festival prouvent que les différences entre individus n'entravent pas leur compréhension mutuelle, et que « l'esprit et les valeurs restent les mêmes », indépendamment du territoire. Ils avaient en tout cas élu domicile, pour quelques heures, sous la Porte Maillot.

 

 

Au micro, Ibrahime Sorel Keita

 

 

Outre la mise en avant des diverses formes d'émanations artistiques issues de nos quartiers, le festival était également l'occasion de faire passer un message en faveur de la liberté d'expression et de la justice. Hommage a été rendu au Français Michel Thierry Atangana, détenu au Cameroun depuis plus de 16 ans pour des détournements de fonds qu'il a toujours niés. Actuellement en cellule d'isolement, il risque 20 ans de prison supplémentaires bien malgré une ordonnance de non-lieu prononcée en 2005.

 

Ci-dessous, un extrait sonore du slam façon Les légendes de chez Wam, Le réveil :