Festival Lausan'noir : en quête de polar, un public venu en masse

Clément Solym - 21.11.2016

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L’Espace Arlaud à Lausanne a bruissé vendredi et samedi des voix des quelque soixante auteurs de polars qui s’y sont donné rendez-vous dans le cadre du premier festival du polar Lausan’noir. Un nombreux public a assisté à ces échanges, intervenant avec plaisir et intérêt. Le Prix du polar romand sera remis pour la première fois lors de la seconde édition de Lausan'noir, en 2017.

 

 

 

Qu’ont en commun un procureur, des avocats, des historiens et des journalistes ? Tous sont auteurs de romans policiers et se sont retrouvés vendredi et samedi à Lausanne pour le festival Lausan’noir. Des policiers y étaient aussi, ils animaient le stand que la police municipale de Lausanne avait organisé pour présenter ses activités au public. Celui-ci a répondu présent et s’est pressé sous les hauts plafonds de l’espace Arlaud pour rencontrer ses auteurs favoris.

 

Christian Jacq et Jean-Christophe Grangé ont été les deux favoris du public de Lausannoir. Leurs interventions et session de dédicace n'ont pas désempli.

 

Un accent particulier avait été mis sur le polar romand, avec la présence d’écrivains tels Daniel Abimi, Olivier Beetschen, Florian Eglin, Olivia Gerig, Antoine Jaquier, Quentin Mouron, Julien Sansonnens, Olivier Sillig, Marie-Jeanne Urech ou Marc Voltenauer. Sunil Mann, Cédric Segapelli et Andrea Fazioli ont présenté le second volume de «Mord in Switzerland», alors que, à l’occasion de la sortie en français de son dernier livre, «Poker en famille» (Sauvages), Sunil Mann a dialogué avec sa traductrice Anne Dürr, ainsi qu’avec Camille Luscher, du centre de traduction littéraire de Lausanne.

 

L’auteur lausannois Michel Bory a emmené des groupes de lecteurs sur les pas de l’inspecteur Perrin en leur faisant grimper les Escaliers du Marché du premier de ses treize romans, «Le Barbare et les Jonquilles». Devant la Cathédrale, il leur a fait revivre l’attentat perpétré contre son personnage atteint d’une balle qui aurait pu lui être fatale. De mystères en élucidations, il leur a conté la genèse de ses fictions par son approche de la vraie Police de Sûreté du temps où «La Secrète» avait encore son siège à la Cité avant de déménager au Mont sur Lausanne.

 

 


 

 

Le Prix du polar romand destiné à valoriser, dynamiser et encourager la scène littéraire romande a également été annoncé lors de ce festival. Ce prix, décerné en collaboration amicale avec le Cercle des auteurs de polars romands, a été présenté par Nicolas Feuz.

 

Il sera remis pour la première fois lors de Lausan’noir 2017 et récompensera l’auteur, domicilié en Suisse romande, d’un livre de fiction paru en français dans l’année écoulée et appartenant d’une manière large au genre «littérature noire», polar, roman à suspense ou thriller. Le jury sera composé de blogueurs spécialisés dans le polar, de critiques littéraires ainsi que de libraires spécialisés.

 

Lausan’noir est co-produit par la ville de Lausanne et la Fondation pour l’Écrit, programmatrice des scènes du Salon du livre de Genève.