"Nous sommes attachés au livre, à l'objet, dans un monde d'écrans" (F. Pellerin)

Antoine Oury - 11.09.2015

Culture, Arts et Lettres - Salons - Livre sur la Place - Fleur Pellerin - Nancy festival


Le Livre sur la Place, 37e : chaque année, le salon nancéien fait figure d'ouverture pour la rentrée littéraire, avec plus de 500 auteurs réunis pendant trois jours sous le chapiteau de la Place Carrière. La manifestation a bénéficié de la présence de la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, qui s'est félicitée de l'attachement aux livres des Français.

 

Fleur Pellerin - Le Livre sur la Place à Nancy

Fleur Pellerin au Livre sur la Place, à Nancy (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

 

Pour sa première visite au Livre sur la Place, Fleur Pellerin lui reconnaît la primauté en matière de salons littéraires : « C'est à Nancy qu'il revient, depuis 37 ans, d'ouvrir le bal des salons du livre et avec chaque année davantage de succès », souligne la ministre. Depuis 1979 et une première édition sous l'arc Héré, la manifestation a bien grandie, et rassemble désormais plus de 500 auteurs, « autant que les sorties de cette rentrée ».

 

Sur la carte des manifestations littéraires, Nancy se distingue, souligne même la ministre, aux côtés de Metz, Troyes, Épinal, Saint-Dié-des-Vosges ou Saint-Louis.

 

« Preuve, s'il en fallait une, de la vitalité de la littérature en France, Preuve, s'il en fallait une, que nous sommes attachés au livre et que nous en témoignons chaque année », se félicite Fleur Pellerin, qui rappellera la portée de sa fête estivale de la lecture, lire en Short, auprès des publics éloignés de la lecture et des livres.

 

À propos du livre, Fleur Pellerin détaille : « Nous sommes attachés au livre, nous sommes attachés à l'objet, nous sommes attachés au livre dans un monde d'écrans, nous devons tous ici le redire haut et fort. » Étrange formulation, qui évoque les antiques duels entre livre papier et livre numérique, que l'on pensait pourtant enterrés — faute de combattants.

 

Des propos à mettre en parallèle avec l'étude de KPMG, qui souligne que 42 % des éditeurs ne souhaitent plus s'engager dans le livre numérique, mais que seuls 7 % d'entre eux sont de « fervents défenseurs » du livre papier.

 

Le discours se terminera logiquement par une comparaison bienvenue entre le livre et la boussole (référence au livre de Mathias Énard), qui « décentre notre regard et nous fait entrer dans l'intimité de la pensée et des émotions humaines ».