Foire du livre d'Abou Dhabi : les pays arabes en quête de liberté

Clément Solym - 18.03.2011

Culture, Arts et Lettres - Salons - revolution - monde - arabe


Les bouleversements que le monde arabe connaît actuellement ne semblent pas inquiéter outre mesure les organisateurs de la Foire internationale du livre qui se tient depuis le 15 et jusqu'au 20 mars à Abou Dhabi.

Monika Krauss, directrice générale de KITAB, société qui s'occupe de l'événement, estime au contraire que tout va bien. Avec un indicateur clair : il y a très peu de plaintes. Et au regard des derniers événements qui ont secoué l'Égypte ou la Tunisie, c'est évidemment plutôt agréable. L'humeur même des éditeurs est à l'euphorie. « Ces mouvements sont motivés par la liberté, la liberté d'expression et de la diversité », explique-t-elle.


De même, en Tunisie, avec un taux d'alphabétisation de 97 %, la population est plutôt encline à s'ouvrir désormais, puisqu'elle en a l'occasion.

La Foire d'Abou Dhabi de cette année est donc une sorte de renouveau et de lien retissé avec une certaine quiétude. Nicolas Lambert, dessinateur de Les Triplés, a présenté le 16 mars son travail dans le cadre de Une journée en France, petite manifestation à l'intérieur de la grande. Et Krauss ajoute que plusieurs ambassadeurs de divers pays l'ont même sollicitée pour savoir comment faire de leur pays un centre culturel pour le prochain programme.

« Les Émirats Arabes Unis sont un pays jeune avec une population jeune. Et nous réunissons l'Est et l'Ouest », ajoute-t-elle. Cette année, c'est la Corée qui a été conviée, un marché potentiellement énorme, notamment dans le secteur de la littérature jeunesse. On estime son marché annuel à 3,1 milliards $, et une production de 40.000 titres par an.

Et le marché du livre numérique y a bondi de 26,5 % entre 2006 et 2010. (via Publishers Weekly)