La Foire Bologne et le Salon du livre de Paris se synchronisent

Nicolas Gary - 28.05.2014

Culture, Arts et Lettres - Salons - Foire du livre de Bologne - Salon du livre de Paris - manifestations culturelles


Exclusif : Le travail conjugué du BIEF, Bureau international de l'édition française, des éditeurs jeunesse et des organisateurs de la Foire de Bologne et ceux du Salon du livre de Paris viennent de pousser un ouf de soulagement. Désormais, les deux manifestations culturelles ne se chevaucheront plus, et il sera possible de participer à l'une sans avoir à mettre l'autre de côté. 

 

 

Foire du livre de Bologne, 2014

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

« Nous tentions de trouver une solution depuis des années, je crois que tout le monde est soulagé que l'on y soit enfin parvenus. » Deux salons du livre majeurs en Europe, celui de Paris et celui de Bologne, connaissaient des problèmes de dates, avec au milieu des éditeurs jeunesse, qui devaient trouver une solution - l'ubiquité n'était pas une option si accessible.

 

Pour 2015, le Salon du livre de Paris se déroulera donc du 20 au 23 mars, et la Foire de Bologne suivra, du 30 mars au 2 avril. « Il devrait en être de même en 2016 », nous précise-t-on. Au cours des trois dernières années, chacune des parties tentait de trouver une solution, « c'était tellement compliqué, et cela a pris tellement de temps. Tout le monde est soulagé que ce soit derrière nous ». 

 

L'an passé, la foire de Bologne s'était déroulée du 25 au 28 mars, alors que Paris ouvrait ses portes du 22 au 25 mars. Difficile, donc. Cette année déjà, une meilleure organisation s'était mise en place, puisque Bologne s'ouvrait du 24 au 27 mars, alors que Paris prenait date du 21 au 24 mars. 

 

« Il est important que les éditeurs jeunesse soient plus libres, et puissent désormais profiter de la journée professionnelle du Salon de Paris, puis se rendre, sereinement, à la Foire de Bologne », explique le Commissaire général du Salon du livre de Paris, Bertrand Morisset. « Les professionnels français pourront assister aux deux manifestations, sans contrainte. »

 

Nous devions faire en sorte "que l'embouteillage cesse

 

Jean-Guy Boin, directeur du BIEF, nous précise, depuis New York, qu'il « fallait avant tout mettre un terme à une situation dommageable pour tous. Cette quasi-simultanéité des différentes manifestations était problématique pour tous ». En effet, Paris et Bologne se chevauchaient, comme nous l'avions noté, et s'en suivait, peu après, la Foire de Londres, qui se développe grandement, cela devenait « très délicat pour les éditeurs ».

 

« Bologne est une très grande Foire pour la littérature jeunesse, et les éditeurs se retrouvaient dans une situation insupportable pour assurer une présence correctement, et sans trop de stress. Que ce soit dans l'organisation, les déplacements, pour la fabrication des stands, tout était trop resserré », insiste le directeur du BIEF.

 

Son établissement, à ce titre, est intervenu « pour faciliter le travail des éditeurs français, en complément des discussions qu'avaient les acteurs ainsi que les éditeurs du groupe jeunesse, au Syndicat national de l'édition ». Dans tous les cas, « nous devions faire en sorte que l'embouteillage cesse », pour renouer avec une philosophie des manifestations de chacun. 

 

« Ce sont des rencontres professionnelles, avec des professionnels, qui avaient également besoin de s'adapter aux besoins qui se sont modifiés. Les dates de Bologne posaient à ce titre des problèmes à d'autres éditeurs en Europe. » Tout est donc pour le mieux, dans le meilleur des mondes...