Gaëlle Bélem reçoit le Grand Prix du Roman Métis 2020

Antoine Oury - 12.11.2020

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Grand Prix Roman Metis 2020 - Gaëlle Bélem - Caroline Laurent


Le Grand Prix du Roman Métis 2020 a été décerné ce jeudi 12 novembre à la Médiathèque François Mitterrand de Saint-Denis à Gaëlle Bélem pour son livre Un monstre est là, derrière la porte (Gallimard – Continents Noirs). Le Prix du Roman Métis des Lecteurs 2020, lui, a été remis à Caroline Laurent pour Rivage de la colère (Les Escales).



Le 11e Grand Prix du Roman Métis salue Gaëlle Bélem pour son livre Un monstre est là, derrière la porte, publié par les éditions Gallimard. Le jury du Grand Prix du Roman Métis, présidé cette année par Laurent Gaudé, regroupe des professionnels du monde du livre, à savoir Mohammed Aïssaoui, Sonia Bardinot, Tahar Ben Jelloun, Patrice Boyer, Yannick Lepoan, Marie-Jo Lo-Thong, Patricia Lof-Amédé, Valérie Magdelaine et Philippe Vallée (secrétaire général).

Créé en 2010, le Grand Prix du Roman Métis, prix littéraire international de la Ville de Saint-Denis, récompense un roman francophone paru depuis moins d’un an et véhiculant des valeurs de métissage, d’humanisme et de diversité.

Le résumé de l'éditeur pour Un monstre est là, derrière la porte :
 

« Tout commença un soir de 1981 lorsque dans la ville de Sainte Marie, au Nord de l'île, deux jeunes gens eurent le malheur de se rencontrer. Tandis qu'au-dehors la fête battait son plein, à l'arrière d'un restaurant un cuisinier retirait sa veste et la toque blanche qu'il portait depuis le matin. “Les Dessaintes forment l'une des familles les plus célèbres de La Réunion. Ils sont ambitieux, courageux et un brin fantaisistes. Mais, de l'avis du voisinage, des psychiatres et de la police, ils sont juste cinglés. Tout aussi barjos qu'ils soient, ils mettent au monde une fille. Une petite teigne qui compte bien devenir quelqu'un. C'est cette histoire familiale poignante au cœur de La Réunion des années 1980 qui est ici racontée. La lectrice, le lecteur y trouveront du rythme, un ton vif, décalé, et, surtout, un humour décapant. Ils sont priés d'ouvrir la porte pour voir bondir le monstre. Des surprises, sans nul regret !


Le 4e Prix du Roman Métis des Lecteurs revient pour sa part à Caroline Laurent pour Rivage de la colère (Les Escales). 

Le résumé de l'éditeur pour Rivage de la colère :
 

Août 1967. Après 157 ans de présence coloniale britannique, l'île Maurice accède à l'indépendance. Pour Marie-Pierre Ladouceur, qui vit sur l'île de Diego Garcia aux Chagos, un archipel rattaché à Maurice, c'est un non-événement. La seule chose qui lui importe alors est d'aimer, et surtout de se faire aimer d'un jeune homme à la silhouette d'oiseau, Gabriel Neymorin. Marie a vingt-deux ans, deux fossettes dans les joues, une peau noire aux reflets d'or. Depuis toujours elle va pieds nus, sans chaussures ni brides pour l'entraver, libre. Elle sait que Gabriel, venu spécialement de Maurice pour seconder l'administrateur de l'île, est tout ce qu'elle n'est pas : un bourgeois, un intellectuel, un” bon créole ». Et alors ?
Les mois passent et la vie, imperceptiblement, bascule. Gabriel l'évite. Le bateau de ravitaillement ne fait plus escale aux Chagos. Des gens disparaissent sans donner de nouvelles. Jusqu'à la catastrophe finale. Pour Marie et Gabriel, l'heure du combat est venue.

 
15 lecteurs, inscrits dans les bibliothèques de la ville de Saint Denis, faisaient partie du jury : Jacqueline Chassain, Marion Dourouguin, Julie Drenne, Marie-France Gay, Marie-Christine Gremont, Anaïs Lauret, Stéphen Maillard, Elisabeth Mathieu, Véronique Miranda, Isabelle Poncharville, Marie-Angèle Rabaneda, Jean-Jacques Richart, Nathalie Savini-Torsiello, Catherine Sorba et Christelle Trébois. Le jury était présidé par Nathalie Torsiello-Savini.

Le Grand Prix du Roman Métis et le Prix du Roman Métis des Lecteurs sont organisés par La Réunion des Livres pour la ville de Saint-Denis de La Réunion et la direction des affaires culturelles de La Réunion (DAC Réunion) avec le soutien de la Sofia.


Retrouver la liste des prix littéraires français et francophones


Commentaires
J'aime beaucoup le communautarisme quand il est élevé sur l'autel de la discrimination...

Trouverait-on normal d'avoir un prix de l'homme blanc qui véhicule les valeurs de la colonisation, de l'apport de l'homme blanc sur les colonisés, de la supériorité intellectuelle de l'homme blanc sur le reste du monde, etc. ?

En France, oui, mais à condition que l'homme blanc soit remplacé par une communauté racisée autorisée. Avec la bénédiction bien entendu des grands, comme Gallimard !

Pauvre pays !
C’est que vous n’avez rien compris. Commencez par lire les auteurs Noirs Américains (Richard Wright, James Baldwin, Toni Morisson, Colson Whitead, et.), puis les auteurs antillais (Maryse Condé, Gisèle Pineau, Raphaël Confiant, Patrick Chamoiseau, Edouard Glissant, etc.) et enfin les auteurs du Maghreb(Kateb Yacine, Amin Maalouf, Yasmina Khadra, Kamel Daoud, etc.) Peut-être alors comprendrez-vous la spécificité de cette littérature : c’est une littérature de combat, de lutte pour le respect des identités, de lutte pour la survie ((l’esclavage, vous en avez entendu parler ?). C’est aussi une littérature internationale (et pas «franco-française ») comme le sont les grandes luttes pour les droits de l’Homme. C’est dans ce cadre que s’inscrit le métissage, le mouvement de la créolité, la francophonie qui décerne depuis 20 ans le Prix des cinq continent de la francophonie.

J’espère avoir élargi un peu votre horizon littéraire.
« ((l’esclavage, vous en avez entendu parler ?) »

Un peu près deux fois par jour depuis des années : c'est juste un leitmotiv de la gauche pour faire passer ses idées, réécrire l'histoire en déboulonnant des statues, etc.

Alors, je soutiens « Prix racisé » : tout ça ressemble fortement à un truc mis en avant pour faire de la politique. La littérature n'est pas raciste (au sens où ce n'est pas la couleur qui donne le talent, du moins jusqu'à preuve du contraire !). S'il y a besoin de faire ce genre de catégories, outre le fait que ça prouve le racisme (puisqu'il y a nécessité de classer les gens selon leur couleur de peau), ça prouve aussi que le racisme est une institution de gauche, puisque uniquement manipulée par la gauche pour servir leurs idées.

Bref, si vous êtes de gauche, vous êtes raciste aujourd'hui !
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