Ghinzu, corde sensible d'abstenir avec Mirror Mirror

Clément Solym - 01.02.2010

Culture, Arts et Lettres - Audiolivre - Ghinzu - corde - sensible


Vous avez aimé l’ambiance Muse, vous en demandez encore, alors j’ai pour vous un rock puissant qui nous vient de Belgique. Aux riffs de guitare et à l’univers à cheval entre les Pixies et Spherical Unit Provided, Ghinzu signe un troisième album Mirror Mirror riche et prépondérant dans les bacs le 22 janvier.

L’anti-commercial qui rend les lettres de noblesse à la pop rock coriace

Dans le dictionnaire du Rock, vous trouverez à G pour Ghinzu : subst. m. inv. Ils sont belges. Ils mettent le feu, mais pas façon Johnny. Ils proposent une musique aboutie, riche, méditative, exceptionnellement singulière. La guitare qui chante, un piano qui raconte une histoire, la voix suave, roque qui chuchote ou qui transpire d’énergie et l’ambiance générale digne d’un rock qui nous manquait tant ! Un rock anglais incisif qui nous enveloppe.

Mirror Mirror ? Mon bon Mirror, qui est le plus beau rock ?


Et le miroir incontestablement rétorque : « Mais Ghinzu, bien entendu ! »

Ils sont habités par une énergie démoniaque contagieuse. Aux riffs des guitares, les perles d’eau qui coulent sur notre visage s’immolent. Ghinzu se balade avec les palettes de réanimations. Ce sont des décharges à mille voltes qui traversent notre corps. Ils promettent une pop anglaise entraînante avec « Cold Love » qui ouvre le bal. Toujours aux ambiances british rebelles des années 80, « Tack Easy » est ravageur. Ils nous prennent par la main avec ce regard qui ne trompe pas. Ils veulent nous faire chavirer.

Vous aurez bon dire non, ils ont le charme, le charisme pour obtenir ce qu’ils veulent. Ils promettent aussi de nous accompagner dans un monde que l’on fuit. Le son est si pur, si bon qu’on y pénètre sans prendre garde avec « Mother Allegra ». Peu à peu l’album s’enfonce dans l’entre de la terre. Nous marchons sur les braises et le magma qui coule autour de nous, nous plonge dans une artère de la Terre connectée à notre cœur qui bat de plus en plus fort.


« Ne disons pas du mal du diable : c’est peut-être l’homme d’affaires du Bon Dieu » Fontenelle

Tout l’album parfaitement homogène nous escorte vers un macrocosme propre à Ghinzu. De plus en plus en profondeur, les titres sont de plus en plus écorchés, réussis, impeccablement travaillés. D’une pop sensible, les guitares se transforment. Le chemin se fait en douceur. Le titre « Mirror Mirror » marque la première transition. Au deuxième niveau, plus incisif, les sons électro font leur apparition. Poésie et puissance du rock s’entremêlent divinement, oup’s non, diablement bien !

Voulez-vous croquer la pomme rouge ?


Le poison est délicieux avec « The Dream Maker » et « The Light » à cheval entre de l’opéra rock et un style Radiohead. Troisième sous-sol ? Le monde est plus en plus obscur et pourtant on s’y sent si bien avec « Je T’attendrai ». Le virus Ghinzu à la subtilité musicale enjôleuse côtoie un monde noir qui nous ensorcelle.

D’un « Cold Love » très pop, passable sur les ondes radio, on conclu l’album avec un son dans la veine d’Archive avec « Insterstellar Orgy » en passant par une énergie folle dans l’énergie Spherical Unit Provided avec « Kill the Surfer ». Épatant, inhabituel, inattendu, l’album Mirror Mirror signe une consistance captivante.

 



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