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Goscinny et le cinéma, à partir du 4 octobre 2017 à la Cinémathèque

Antoine Oury - 28.08.2017

Culture, Arts et Lettres - Expositions - Goscinny et le cinéma - Goscinny exposition - Goscinny Cinémathèque


Du 4 octobre 2017 au 4 mars 2018, la Cinémathèque française accueillera l'exposition Goscinny et le cinéma, conçue en partenariat avec La Cité internationale de la bande dessinée et de l’image d'Angoulême et l'Institut René Goscinny. Cet événement de grande ampleur reviendra sur les influences du cinéma sur son travail et sur la propre œuvre cinématographique de l'auteur.




 

À l’occasion du quarantième anniversaire de la disparition de René Goscinny, La Cinémathèque française (Paris) et La Cité internationale de la bande dessinée et de l’image (Angoulême), en partenariat avec l’Institut René Goscinny, ont souhaité lui rendre hommage en concevant une grande exposition consacrée aux influences du cinéma sur son travail, ainsi qu’à sa propre œuvre cinématographique.

 

Cette exposition explorera les rapports constants et ô combien féconds entre un scénariste de génie et l’objet de sa rêverie préférée : le cinéma. Elle montrera comment le cinéma et ses genres les plus populaires (burlesque, péplum, western…) ont été parodiés et magnifiés par un créateur dont l’originalité se nourrissait de son immense culture cinématographique.

 

Avant de se lancer dans l’aventure du cinéma en tant que telle, avec la création des Studios Idéfix en 1974, Goscinny a été gagman pour Bourvil, scénariste de dramatiques télévisuelles avec Jean Rochefort, et finalement scénariste à part entière, avec son ami Pierre Tchernia, de films devenus culte comme Le Viager et Les Gaspards. Avec Les 12 travaux d’Astérix, puis La Ballade des Dalton, les Studios Idéfix ont pleinement participé à la naissance d’une école d’animation française. Seule la mort brutale de René Goscinny, en 1977, viendra interrompre cet élan.

 

L’exposition Goscinny et le cinéma, Astérix, Lucky Luke & Cie montrera aussi comment les personnages mis en scène par René Goscinny et ses complices dessinateurs (Morris, Sempé, Tabary, Uderzo…) ont continué leur carrière cinématographique grâce à des producteurs ou cinéastes désireux de prolonger l’œuvre sur grand écran. Quarante ans après la mort de leur démiurge, les personnages de Goscinny continuent de nourrir la culture populaire internationale. Astérix et Obélix, Lucky Luke, le Petit Nicolas ou Iznogoud sont devenus des personnages de cinéma à part entière.

 

Avant même de commencer sa carrière de scénariste, le jeune René Goscinny n’avait qu’un rêve : « J’étais parti aux États-Unis dans l’espoir de travailler chez Walt Disney, mais Walt Disney l’ignorait ». Après son incroyable carrière, Goscinny mérite plus que jamais le surnom affectueux que lui avait donné son ami Gotlib : « Walt Goscinny ».

 

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Le commissaire général d’exposition est Jean-Pierre Mercier, avec Frédéric Bonnaud et Aymar du Chatenet en commissaires associés.
 

La première série d'animation Lucky Luke
librement accessible en ligne

 

« René Goscinny n’aura écrit et réalisé que quatre longs métrages : Astérix et Cléopâtre (1968), Daisy Town (1971), Les 12 travaux d’Astérix (1976) et La Ballade des Dalton (1978). Mais cette courte filmographie de cinéaste à part entière, interrompue par sa mort le 5 novembre 1977, masque une activité soutenue de scénariste pour le cinéma (Le Viager, sommet) et la télévision, et surtout un rapport incroyablement fécond à un art qu’il aura passé sa vie à approcher pas à pas, jusqu’à réaliser enfin son rêve en 1974 avec la création des Studios Idéfix », rappelle Jean-Pierre Mercier dans un texte publié sur le site de la Cinémathèque française.

 

L’exposition partira ensuite pour le musée de la Bande dessinée d’Angoulême, du 22 juin au 9 décembre 2018 (dates prévisionnelles).