Grand Prix du Roman : Hédi Kaddour et Boualem Sansal lauréats

Julie Torterolo - 29.10.2015

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Grand Prix du Roman - lauréats - Académie française


C’est sous les toits du prestigieux Institut de France, à 16 h aujourd’hui, que les résultats du Grand Prix du roman de l'Académie française sont tombés. Pour cette édition 2015, une originalité est venue ponctuer la cérémonie : deux auteurs ont été nommés lauréats.

 

Boualem Sansal et Hédi Kaddour à l'Institut de France (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

La Commission du Grand Prix du roman de l’Académie française annonçait le 15 octobre dernier une liste de trois finalistes. Parmi eux, Hédi Kaddour et Boualem Sansal. Après avoir énuméré les qualités des ouvrages de ces derniers, la sentence est tombée : « Il paraît impossible de séparer les deux lauréats. »

 

Hédi Kaddour pour Les Prépondérants et Boualem Sansal pour 2084. La fin du monde, tous deux publiés chez Gallimard, ont ainsi été récompensés, pour cette édition bien particulière, la 100e. Ils faisaient face à Agnès Desarthe, pour Ce coeur changeant, qui repart donc bredouille. 

 

Les Prépondérants : Au printemps 1922, des Américains d'Hollywood viennent tourner un film à Nahbès, une petite ville du Maghreb. Ce choc de modernité avive les conflits entre notables traditionnels, colons français et jeunes nationalistes épris d'indépendance. Raouf, Rania, Kathryn, Neil, Gabrielle, David, Ganthier et d'autres se trouvent alors pris dans les tourbillons d'un univers à plusieurs langues, plusieurs cultures, plusieurs pouvoirs. Certains d'entre eux font aussi le voyage vers Paris et Berlin, vers de vieux pays qui recommencent à se déchirer sous leurs yeux. Ils tentent tous d'inventer leur vie, s'adaptent ou se révoltent. Il leur arrive de s'aimer.

 

2084. La fin du monde : L'Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, "délégué" de Yölah sur terre. Son système est fondé sur l'amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Officiellement, le peuple unanime vit dans le bonheur de la foi sans questions. Le personnage central, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur l'existence d'un peuple de renégats, qui vit dans des ghettos , sans le recours de la religion...