Harlequin, la romance et les auteurs : tout va bien

Clément Solym - 23.07.2009

Culture, Arts et Lettres - Salons - Harlequin - romance - auteurs


Harlequin doit rire sous cape : ses résultats font des envieux, bien que l'on critique ses ouvrages. Durant la conférence annuelle des Romance Writers of America, à Washington, 2000 membres se sont réunis dans une ambiance plutôt optimiste : le genre se porte très bien.

Si dans l'ensemble, quelques restrictions budgétaires durant l'année ont eu lieu, sur le buffet, personne ne s'est privé. Après tout, Harlequin fête ses 60 ans, alors fontaine de chocolat, open bar et lumière d'ambiance étaient de rigueur. Réunis au Ritz-Carlton, éditeurs, auteurs et agents se retrouvaient alors dans un moment de pur plaisir. « Avec tous ces journalistes qui nous rejoignent ici, cela nous fait encore plus de visibilité », explique-t-on.

Mais on n'est pas réuni que pour lécher des joues et sucer des mains ; durant trois jours, cette conférence évoque l'état de l'industrie et plus particulièrement de sa branche, et malgré un tarif de 500 $ pour l'inscription ainsi 200 $ de chambre par nuit, pour les auteurs, cet endroit est Ze place to be. On y trouvera son éditeur de demain, ou de quoi renouveler ses écrits, des échanges et dans tous les cas, une agréable ambiance.

Certains viennent depuis plus de 20 ans et dans ce secteur du livre, qui se décrit comme « une entreprise de divertissement », on n'a manifestement pas l'impression que la crise sévit. Ou alors, est-ce la bonne humeur qui dissimule quelque chose ? Probablement pas...

Étonnamment, Harlequin fait partie des maisons qui profitent le mieux de l'avènement de l'ebook...