Harry Potter : 36 minutes des Reliques de la mort sur BitTorrent

Clément Solym - 17.11.2010

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - piratage - film - potter


Lorsque les Contes de Beedle le barde était sorti, chez Gallimard jeunesse, les rédactions du monde avaient reçu une clause de non-diffusion, interdisant toute chronique avant la date de sortie. Les enjeux financiers étaient pourtant assez légers...

Alors, on n'ose qu'à peine imaginer ce qu'il en est avec la sortie... sur les réseaux de partage, de la première partie du film Harry Potter et les Reliques de la mort. C'est probablement l'une des fuites les plus étonnantes, puisque seules les 36 premières minutes du film sont accessibles sur le réseau BitTorrent.

L'an passé, le Prince de Sang Mêlé en version anglaise s'était rapidement trouvé sur la liste des livres les plus téléchargés, avec huit millions d'itérations - un chemin que devrait prendre Les reliques de la mort.


Depuis quelques jours, des milliers d'internautes cherchent déjà à trouver sur le réseau le film, et l'engouement pour cette sortie semble véritablement insolite. Or, les fameuses 36 premières minutes diffusées ne sont absolument pas celles que l'on aurait pu découvrir avec une version de pistage assez classiquement diffusée par les majors, pour tromper le pirate.

Évidemment, toutes les caractéristiques de la version screener sont bien présentes, avec les filigranes, mais ces 36 minutes posent problèmes.

Puisqu'aucune copie illégale intégrale n'est encore disponible, tout le monde se demande comment diable cette portion d'oeuvre a pu débarquer sur les réseaux. L'idée est que Warner Bros aurait tenté de provoquer un teasing avec une bande-annonce présentant un petit tiers du film, pour inciter les uns et les autres à se ruer dans les cinémas.

Une perspective qui aurait fait un peu sens, sans la déclaration officielle de Warner Bros qui a diffusé un communiqué pestant contre la présence de cet extrait sur la toile. « Cela constitue une grave violation du droit d'auteur et un vol de propriété intellectuelle de Warner Bros. »

Bon, pour le marketing viral, on repassera.