Haruki Murakami, ou la prudence

Clément Solym - 26.11.2010

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - ballade - impossible - murakami


L'adaptation du livre d'Haruki Murakami n'aura pas été sans peine., c'est le réalisateur français d'origine vietnamienne, Tran Anh Hung, qui s'apprête à commencer sa communication autour du film, enfin achevé qui le raconte.

Depuis 2004 qu'il est entré en contact avec Murakami pour adapter le livre du romancier La ballade de l'impossible (alias Norwegian Woods), dire qu'il en a bavé ne serait pas grand-chose.

Écrivain « calme, très sérieux et prudent », il n'aura donné son accord qu'en 2008 pour la réalisation du film. « Murakami protégeait son travail. Il nous a imposé deux conditions. La première est qu'il souhaitait voir le script. La seconde qu'il aimerait savoir quel serait le budget pour le film », explique le réalisateur.

Sorti au Japon en 1987, l'ouvrage s'est vendu à plus de 10 millions d'exemplaires dans le pays, et 2,6 millions dans le monde, avec une traduction en 36 langues. Son titre provient d'une chanson des Beatles, dont l'un des personnages est fan.

« Quand nous sommes allés le voir, il nous a dit qu'il ne pouvait pas facilement donner son autorisation pour le film », se souvient le réalisateur. « C'était juste l'histoire d'un premier amour, mais que l'on perd presque immédiatement après l'avoir découvert. »

Une affaire de souffrance et d'apprentissage de la réconciliation, avec soi, avec l'existence. Une histoire universelle qui a sans peine su toucher le public à travers le monde, justement parce qu'elle parle à tout un chacun.

« Quand j'ai lu le livre, j'ai vraiment eu cette intuition qu'il était possible de faire un film à partir du texte. Et quand vous commencez à travailler dessus, tout ce qui reste, c'est la peur. La peur de ne pas être en mesure de le réaliser. »

Le film sortira au Japon en décembre et devrait être diffusé dans 36 pays.

La ballade de l'impossible, neuf ou d'occasion