Hemingway, DeLillo, Kerouac et Mishima au Festival de Cannes

Clément Solym - 19.04.2012

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - Festival de Cannes - Sélection officielle - Jack Kerouac


Thierry Frémaux a dévoilé ce matin même la sélection officielle du 65e Festival de Cannes, mais aussi les titres de la sélection Un certain regard et les séances spéciales. Un constat : littérature et cinéma s'apprécient toujours autant, puisqu'on dénombre plusieurs adaptations et quelques biopics. Petit tour d'horizon et programmation littéraire.

 

On commence bien sûr avec l'un des films les plus attendus de cette année, le Cosmopolis de David Cronenberg : après The Dangerous Method qui revenait sur un épisode controversé des carrières de Sigmund Freud et de Carl Jung et laissa critiques et spectateurs mitigés, le réalisateur s'attaque à un roman de Don DeLillo. Pas n'importe lequel, puisqu'il s'agit de Cosmopolis, sorte de dystopie post-capitalisme. Et pas avec n'importe quel acteur principal : Robert Pattinson, ex-Edward Cullen, qui joue pratiquement sur ce film la suite de sa carrière. 

 

 

Autre long-métrage attendu au tournant, et pour cause, l'adaptation cinématographique de La Route, par le réalisateur brésilien Walter Salles. Si la bande-annonce en a laissé plus d'un sur leur faim, nul doute que la curiosité suffise à se déplacer pour juger l'exercice : Kristin Stewart, l'ex Madame Twilight, sera peut-être un autre atout pour séduire les plus réticents. 

 

La sélection officielle propose encore deux autres adaptations : la première, Lawless, de John Hillcoat, s'inspire du roman The Wettest Country in the World de Matt Bondurant, et la seconde, The Paperboy, de Lee Daniels (déjà à l'origine de Precious), reprend le pitch du roman éponyme de Peter Dexter, paru en 1995.

 

Un certain regard sera aussi porté sur la Confession d'un enfant du siècle, le film de Sylvie Verheyde avec le chanteur Pete Doherty dans le rôle d'un Octave largement inspiré d'Alfred de Musset lui-même. Pour lui donner la réplique, Charlotte Gainsbourg, qui endossera le rôle de Brigitte Pierson. Le japonais Koji Wakamatsu donnera à voir son Mishima, près de 30 ans après la version de Paul Schrader : le réalisateur se concentrera pour cette version 2012 sur la fin tragique de l'écrivain, qui prit en otage l'État-major japonais pour faire l'apologie de l'empereur, avant de se suicider par hara-kiri.

 

Enfin, dernier invité de marque, et non des moindres : Ernest Hemingway, qui sera présent grâce à une leçon de cinéma de Philip Kaufman, à l'occasion de la diffusion de son téléfilm Hemingway and Gellhorn, que nous évoquions il y a quelques semaines. (voir notre actualitté)

 

Voir le site officiel du Festival