Hervé Bel, lauréat ému de du prix Edmée de la Rochefoucauld 2010

Clément Solym - 17.03.2010

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Hervé - Bel - prix


Permettez qu'on en ajoute quelques photos à cette remise de prix... D'abord, parce qu'elle avait quelque chose de vraiment émouvant - et d'autres en attesteraient mieux que nous. Ensuite, parce que ce fut l'occasion de rencontrer Hervé Bel, le lauréat, que, non, personne ne connaissait personnellement dans la rédaction, qu'on arrête avec ces âneries.

Et si l'on avait fortement souhaité qu'il soit lauréat, c'est avant tout parce que les livres des autres candidats ne nous avaient pas enflammés.

Du tout. Alors que le sien, beaucoup.

Ému, donc, Hervé, qui n'aura pas manqué à la fin de son discours de remercier sa femme, « parce qu'elle vit avec un écrivain » et que, oui, elles sont nombreuses dans ce cas, et qu'on les oublie un tant soit peu. Pourtant, il dépassait tout le monde d'une bonne demi-tête. Un peu étrange de le voir monter sur l'estrade, et prononcer ce discours, comme un étudiant reçoit un diplôme, sanctionnant une année difficile.


« La publication de ce livre, après tant d'autres envoyés par la poste, est un aboutissement. Pas une fin, mais une reconnaissance. »

L'occasion d'évoquer les futurs projets littéraires, un prochain roman, beaucoup plus tourné vers la psychologie, et probablement plus important, précisait-il, « d'au moins 400 pages », avec un sourire. Le voici d'ailleurs en photo avec la présidente du jury (pull bleu), qui aura attribué au second tour sept voix sur onze disponibles au roman La nuit du Vojd.


Agréable rencontre, vraiment, que l'on poursuivra un jour prochain. Peut-être pour une interview. Qui sait, hein ? Je garde avec amusement en mémoire la descente de cette fameuse estrade, où Hervé un brin nerveux, m'a lancé « c'est fait », avec un sourire qui en disait long, sur le plaisir et la tension...

Vous pouvez aussi retrouver son blogn Les ensablés, Survivre en littérature...