Hollande vient séduire l'édition et Gallimard à la Foire de Brive

Clément Solym - 06.11.2011

Culture, Arts et Lettres - Salons - Farnçois Hollande - Antoine Gallimard - Brive la Gaillarde


Le candidat socialiste présent à la Foire du livre de Brive-la-Gaillarde, cela vous avait un certain charme. Pour cette 30e édition, ayant pour président Antoine Gallimard - qui célèbre le centenaire de sa maison, les deux hommes ont ainsi inauguré l'ouverture de la Foire.

 

À choisir, entre le G20, à Cannes, et la littérature, à Brive, François Hollande assure avoir préféré les livres, et « surtout les amoureux de la littérature ». Notons cependant que personne ne l'avait invité à Cannes...

 

Et notons aussi que Brive, c'est dans le fief de Corrèze du candidat, qui est président du conseil général. « J'aime la littérature et pas simplement les livres politiques », a-t-il assuré, expliquant que la Foire « c'est surtout le rendez-vous des auteurs » et « aussi l'occasion de pouvoir mobiliser une foule considérable pour la littérature, pour l'écriture », rapporte l'AFP.

 

Rappelons qu'actuellement, le Syndicat national de l'édition est en pleine préparation de la présidentielle, et cherche à sonder les différents candidats, notamment pour déterminer leurs politiques culturelles. 

 

 

L'occasion pour Antoine Gallimard, président du SNE, était rêvée. Et Hollande s'en est bien sorti, en assurant que le livre et la culture sont les spécificités de la France.

 

Et sur la question du livre numérique, autant que sur la protection du droit d'auteur, le candidat passe avec succès son grand O. « Il va falloir avoir une politique spécifique ». En effet, précise le candidat : « Il y a eu grâce à Jack Lang dans les années 80 le prix unique du livre qui en a protégé pendant un temps la distribution. »

 

« Aujourd'hui, il faut être très attentif à ce que va être l'enjeu du livre numérique », conclut François Hollande.

 

Et le mot de la fin, laissons-le à Antoine, ravi de voir François présent cette Foire, une manifestation réjouissante « à une époque où on voit une dématérialisation des choses ». D'autant que Hollande aura marqué des points, c'est certain. Antoine Gallimard a en effet déploré que Nicolas Sarkozy n'ait « jamais eu le temps de venir au Salon du livre de Paris ». 

 

Assurément, la visite du président pour 2012 vient d'être inscrite sur les tablettes... Parce qu'en période électorale, ce type de remarque, ça vous prive du second tour.

 

Cela dit, l'événement est à vivre avec bonheur, explique le patron des éditions Gallimard. « Même les Parisiens viennent à cette foire pour rencontrer leurs auteurs. [...] Et je trouve que c'est formidable pour une maison d'édition parisienne d'avoir la chance d'être invitée dans un lieu où l'on respire la convivialité. »