I, Frankenstein : Adaptation monstrueuse pour les lecteurs de Shelley

Julien Helmlinger - 20.12.2013

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - Frankenstein - Mary Shelley - Stuart Beattie


Le 29 janvier sortira en salle I, Frankenstein, une nouvelle mouture cinématographique, par Stuart Beattie et mettant en scène la créature littéraire née sous la plume de Mary Shelley. Mais que les amateurs de romantisme ne s'emballent trop vite, car ce film est adapté d'une oeuvre d'un registre bien différent de celle originale. Il s'agit du comics de Kevin Grievoux, également scénariste de Underworld. Une histoire de guerre entre démons et gargouilles, dans le monde moderne, avec un super-monstre qui devra choisir son camp.

 

 

 

 

À la réalisation de cette production on retrouve le scénariste Stuart Beattie, pour son premier film en tant que réalisateur, au casting les acteurs Aaron Eckhart, Bill Nighy, Yvonne Strahovski, Jai Courtney et Miranda Otto.

 

Comme dans le comics, on retrouve la créature du docteur Frankenstein qui aurait survécu jusqu'à nos jours par les miracles de la génétique. Dans une métropole à l'atmosphère gothique autant que dystopique, il se retrouve mêlé à une guerre entre deux clans d'immortels... une affaire de baston donc.

 

L'auteur du comics, Kevin Grievoux, notamment scénariste de la guerre entre Vampires et Loups garous qui animait la saga Underworld, a publié une préquelle au film, en format roman graphique de 70 pages, et logiquement sous-titré Genesis. Celle-ci annonce une mini-série pour l'an prochain, et se télécharge gratuitement via la plateforme ComiXology.

 

Le Huffington Post, dans un article publié la semaine dernière s'insurgeait que le film ne respecte guère l'oeuvre de Mary Shelley, notamment en affublant la monstrueuse créature du nom de Frankenstein, qui était à l'origine le patronyme du scientifique créateur de la bête. 

 

Ci-dessous la bande-anonce :

 

 

Et ci-dessous, un autre montage avec un petit message à la fin, certes sensé, mais qui oublie un peu Kevin Grievoux pour le coup : « S'il vous plait ne laissez pas Hollywood dépenser 68 millions de dollars dans un film sans même avoir lu le bouquin. Soutenez l'éducation littéraire ! »