Inéluctable : Pourquoi nous allons tous nous mettre au ebook

Clément Solym - 18.08.2010

Culture, Arts et Lettres - Salons - livre - smartphones - numérique


 Jérémy Wagstaff est consultant sur les nouvelles technologies (Wall Street Journal, BBC). Il y a peu, il écrivait que l’ebook avait émergé, que le monde changeait, et qu’il était temps d’en finir avec notre penchant pour le vieux livre racorni.

 

Comme les résistants du livre dans sa version « vivante » sont encore nombreux, et bien décidés à s’accrocher à leurs bibliothèques tels des rats, l’homme s’est fait conspuer. Il a donc récidivé, en s’expliquant. La démonstration vaut le détour.

 

Premièrement, viennent les exemples presque évidents, du style : quand le prix du futur nouveau Kindle sera descendu à 100 $ (77 €), comment ne pas voir les sales bêtes proliférer dans les familles au moment de Noël ? Elles sont déjà annoncées dans les avions, ce qui – il faut le reconnaître – est bien plus pratique qu’une bibliothèque embarquée. Même registre, mais en vacances (le consultant prend l’exemple de soldats en Afghanistan, vacances déconseillées) il est fort agréable de s’étendre au soleil avec un peu de lecture. Un peu ? Toute la lecture que vous voulez, si vous possédez un lecteur numérique. Et les pages devinrent légères, moins de 900g l’infinité de bouquins.


 


Mais l’idée de son article pro-ebook est la suivante : défendre la lecture sur smartphones. En France, on commence tout juste à envisager de lire sur lectuer ebook (la moitié de la population doit à peine savoir de quoi on parle, lisez-nous !) alors sur écran de téléphone portable! Quoi qu’il en soit l’auteur a offert ses prunelles à la science, et tenté l’expérience.

 

Evidemment, il en ressort que un : on peut lire partout. Deux, on peut tout lire. Là, il s’appuie sur une anecdote qui me touche : combien d’entre nous ont fait attendre foule de buveurs devant la porte des chiottes, absorbés par la lecture d’inepties écrites dans celles-ci ? On peut tout lire donc (même Twilight ), et de toutes les tailles : paquets de céréales au réveil, il faut le faire, en comparaison, le smartphone, c’est écrit gros. Et à défaut, on peut changer la taille de la police...

 

Et si le contenu est intéressant, alors le monde intérieur que nous créons durant la lecture nous coupe de toute réalité (« I read away » note joliment Wagstaff), et qu’importe le support. Mieux, nous pouvons lire partout. Certes, il reste des combattants du livre, prêt à le balader toute la journée dans la poche du jean ou du blouson, mais ils se font rare. Le portable, tout le monde le balade tout le temps et dans les moindres recoins, ce qui fait qu’on lira dans la queue du Monop’, au boulot, au bar et au feu rouge si ca vous chante.

Enfin, les smartphones peuvent tout autant garde en mémoire plusieurs livres que les lecteurs numériques. Orwell, Ellis, Coe et tant d’autres résident désormais dans votre téléphone. Pour Jeremy Wagstaff : « nous sommes [maintenant] capables d’absorber de la culture et de la sagesse dans les endroits les plus bondés, les plus incivilisés, et d’apprécier les écrits juste comme nos ancêtres l’ont fait ».  




Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.