Internet et politique, au coeur d'une satire de Jean-Pierre Pernaut

Clément Solym - 23.07.2011

Culture, Arts et Lettres - Expositions - pernaut - piece - theatre


 Il ne comptera fort heureusement pas parmi les romanciers de la rentrée littéraire, mais le célébrissime présentateur du 13 heures de TF1 aura tout de même sa rentrée culturelle, avec une pièce de théâtre, dont on apprend qu’il travaille dessus depuis un an. Avec sa femme.

C’est qu’après avoir figuré dans le dernier roman de Houellebecq, congratulé d’« accomplir chaque jour cette tâche messianique consistant à guider le téléspectateur, terrorisé et stressé, vers les régions idylliques d'une campagne préservée », les envies d’écrire se font pressantes.


Nathalie Marquay, pour ne point la nommer, et son zorro de l’info viennent donc de signer Magouilles.net, une pièce, qui sera jouée au Théâtre de l’avenue, en octobre. L’ancienne miss France est déjà auteure de trois romans, parus chez Michel Lafon, Ma bonne étoile (2004), Le cancer en face (2005) et Mes Secrets (2006). Elle aura l’un des rôles principaux de la pièce, évidemment.

Jean-Pierre Pernaut est lui-même auteur d’une dizaine de livres, tous également publiés chez Michel Lafon : on ne change pas une écurie qui gagne. Et parmi les plus fins textes de la littérature, comme dernièrement L'almanach des régions (2010).

Donc une pièce, qui raconte comment un homme, désireux de rencontrer la gloire à Matignon - et quasi assuré d’obtenir le poste - voit finalement ses espoirs anéantis, lorsqu’une photo de lui est publiée sur la toile. Évidemment, le cliché le montre à l’occasion d’une soirée déguisée. Et puis, cela va de mal en pis. « Internet et ses ravages au  cœur de cette intrigue désopilante et moderne qui nous plonge dans  un monde de magouilles, de pièges et d’images volées qui font et défont aujourd’hui les carrières de bien des personnalités… »

La pièce a également été écrite par Jean-Claude Islert, précise la présentation.

« J'ai un autre projet avec Nathalie Marquay-Pernaut avec la reprise de Boeing Boeing prévu finalement en 2012. Comme le spectacle a pris du retard, Jean-Pierre et Nathalie m'ont proposé ce vaudeville. J'ai été immédiatement séduit. Ils ont été victimes eux-mêmes de rumeurs sur internet et cette pièce en dénonce les dérives », explique à l’AFP Serge Tapierman, directeur dudit théâtre.

Mais ce qu’il omet de préciser, et que nos confrères du Canard enchaîné n’ont eux pas oublié, c’est qu’en 2006, les procès intentés par le couple aux magazines pipole qui font pourtant leur gloire, ont rapporté la modique somme de 500.000 €. Eh oui...

Crédit photo Wikipedia/Georges Biard