James Franco cause de Faulkner et de cinéma

Xavier S. Thomann - 22.05.2013

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - James Franco - Cannes - Faulkner


Un journaliste du New York Times présent pour couvrir le festival a pu interviewer James Franco, un homme dont on parle beaucoup ces temps-ci en raison de ses multiples projets. En ce qui nous concerne, nous avons déjà évoqué son adaptation de Tandis que j'agonise (As I lay dying) de Faulkner. Aujourd'hui, il présente son film à Cannes, dans le cadre de la sélection Un Certain Regard. 

 

 

James Franco

Portrait de James Franco, 

Nick Step, CC BY 2.0

 

 

Le jeune réalisateur est revenu sur son intérêt pour l'ouvrage, ainsi que ses multiples carrières. Et c'est au bord de l'eau, à quelques encablures du Palais des Festivals que le réalisateur, acteur et écrivain, s'est épanché. C'est propices, les bords d'eau. 

 

Sur son illustre prédécesseur américain : « J'ai beaucoup aimé Faulkner quand j'étais jeune. Mon père m'a notamment converti à Tandis que j'agonise — c'est le premier que j'ai lu ». Don choix de faire des films à partir de romans ? « Je me suis rendu compte que j'aimais davantage les films de que je réalise quand ils viennent d'une source. »

 

Il a aussi fait part de sa volonté de ne pas simplifier le livre et son intrigue, dans le but de ne pas le dénaturer. On ne peut qu'admirer une telle ambition, dans la mesure où Faulkner n'est pas le romancier à la narration la plus limpide. « Les deux aspects formels du livre que je voulais le plus saisir étaient la perspective multiple (le fait que chaque chapitre du livre est raconté par un personnage différent), mais aussi les différents niveaux de conscience. »

 

Ce n'est pas pour rien que Franco fait des études de Lettres. Dans ses propos sur Faulkner, il combine la sensibilité du lecteur et l'intelligence de l'étudiant sérieux. De fait, il a longuement réfléchi à comment rendre le discours intérieur, caractéristique de la poétique de l'auteur du Bruit et la Fureur

 

Enfin, il a beau être très malin, il a expliqué l'importance de s'entourer des bonnes personnes pour réaliser un film. C'est d'ailleurs ce qui lui permet d'être si productif. « Le cinéma est un média collaboratif (...) Quand j'ai commencé à réaliser des films, je me suis rendu compte que le meilleur travail était produit lorsque j'étais très ouvert avec mes collaborateurs et en travaillant avec des personnes à qui je fais confiance. » 

 

Pour ce qui est de l'avenir, il a de nombreux projets. Le plus proche sur le calendrier est le tournage de The Garden of Last Days, adapté d'un roman de Andre Dubus III. Infatigable, il sera donc de nouveau derrière la caméra dès ce mois de juillet. Histoire de ne pas trop se tourner les pouces, il sera aussi interprète dans son propre long-métrage. 

 

En attendant de découvrir le film dans son intégralité, vous pouvez regarder cette première bande-annonce, qui donne une bonne idée de l'atmosphère créée par James Franco. 

 

 

(via The New York Times)