Jean-Marie Gustave Le Clézio prix Nobel de littérature 2008

Clément Solym - 09.10.2008

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - prix - Nobel - littérature


Les spéculations sont allées bon train depuis quelques semaines et nul doute qu'Horace Enghal qui a dégainé les armes en tirant à boulets rouges sur la littérature et les auteurs américains n'a pas forcément amélioré les relations.

Jusqu'à l'annonce du lauréat, on continuait dans une frénétique vague de paris, à avancer des noms et d'autres, sachant qu'à peu près tous ont été évoqués. Et l'on se demandait même si finalement un Américain ne pouvait pas gagner ; après tout, le secrétaire et ses déclarations incendiaires n'ont pas force de loi...

Maintenant, on se calme, tout est réglé. Le Clézio a gagné, tout le monde peut retourner vaquer à ses occupations. Décrit comme « l'auteur de nouveaux départs, d'aventures poétiques et d'extases sensuelles, explorateur d'une humanité bien au-delà de la civilisation », Jean-Marie Le Clézio, était très attendu pour cette récompense. Concours de circonstances, l'écrivain vient de publier un nouveau roman chez Gallimard : Ritournelle de la faim (206 pages, 18 €).

Lauréat du Renaudot pour son premier roman, Le Procès-verbal, alors qu'il n'avait que 23 ans, on ne peut pas réellement dissocier Le Clézio des cinquante dernières années de la littérature française. Depuis 1973, il partage sa vie entre la France, les USA et l'île Maurice.

Rappelons que la cérémonie de remise des prix se déroulera le 10 décembre, jour commémorant l'anniversaire de la mort d'Alfred Nobel, à moins qu'il ne soit décliné, comme le fit Jean-Paul Sartre en 1964. Le million d'euros, ou les 10 millions de couronnes ne tarderont plus...