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Après la Tunisienne Willis from Tunis en 2016, la Turque Ramize Erer en 2017, c’est au tour de l’Iranien Kianoush Ramezani, alias Kianoush, de recevoir le Prix « Couille au Cul » qui récompense le « courage artistique ».
 

À Yan Lindingre, rédacteur en chef de Fluide Glacial et fondateur du Prix « Couille au Cul », Willis de Tunis, lauréate de 2016, avait écrit : « Vous êtes arrivés à faire une chose incroyable avec ce prix : faire écrire le mot "couilles" dans des journaux tunisiens ! »
 

Une fierté pour ce prix qui récompense depuis 3 ans un artiste à la fois talentueux et courageux, qui doit se battre pour continuer de publier. En recevant ce prix, le lauréat qui subit des menaces dans son pays s’assure de soutiens de par le monde et s’ouvre des opportunités professionnelles.
 

Comme en Turquie ou dans le Maghreb, il y a une longue tradition du dessin en Iran qui remonte aux miniatures persanes, sommet de l’art du Moyen-Orient. Mais, hélas, la situation politique et les traditions religieuses pèsent sur le quotidien des créateurs.

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Kianoush, artiste militant pour la liberté d'expression et réfugié politique en France depuis 2009, est le lauréat du Prix « Couilles au Cul » 2018. L’académie salue son courage et sa persévérance face à la république des mollahs peu encline à l’autodérision.
 

J’observe la société et les interactions entre les êtres humains - philosophiquement, politiquement et instinctivement. Ceci est ma principale source d'inspiration. Je provoque la société pour lui rappeler d'agir et parfois réagir. Je mets l'activisme dans chaque ligne ou pixel. Mon intention principale est de rappeler la valeur de la liberté d'expression comme un droit fondamental pour les êtres humains.
 

Je crois à la liberté d’expression totale. Sans limites. Sans exception. On peut tout dessiner. On a le droit de tout dire, de provoquer, voire d’insulter. Et si quelqu’un se sent blessé, il peut saisir la justice. C’est le fonctionnement normal de la démocratie.
 

C’est ce qu’il faut protéger… J’ai entendu beaucoup de gens dire : « Il ne faut pas jeter de l’huile sur le feu ». Il faudrait donc se taire pour garantir le pouvoir des cons ? Quand je vois des Européens qui vivent librement, qui ne savent pas ce que c’est que de vivre dans une dictature et qui critiquent la liberté d’expression, je les invite à émigrer en Iran et à y vivre pendant dix ans. On verra après ce qu’ils diront de la liberté… Le dessinateur de presse est un militant qui défend la liberté d’expression.
 


Son dessin, très métaphorique et néanmoins incisif, commente au jour le jour la situation politique iranienne et internationale : les faux-semblants sur le nucléaire, les efforts du pouvoir pour interdire les réseaux sociaux sur Internet, les interdits religieux, la Légion d’Honneur accordée au prince héritier d’Arabie saoudite, le conflit israélo-palestinien, sur l’écologie, les élections françaises et iraniennes, sur le petit Aylan, sur la liberté de la presse et Charlie Hebdo évidemment.

 




Commentaires
Au risque de me répéter ou de paraître ringard(e), à l'heure où l'on met en exergue le "bon" français, pourquoi une telle appellation pour ce prix?Laissons aux Italiens et à la Ligue du Nord l'apanage d'utiliser "couillu" pour qualifier Berlusconi (colleone en italien). Quand au fameux "courage", on le met bien à toutes les sauces...italiennes compris.
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