L'abattement fiscal d'Albanel motive Woody Allen à tourner à Paris

Clément Solym - 24.12.2008

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - Woody - Allen - abattement


Le plus français des réalisateurs de Manhattan va apporter de l'eau au moulin de Christine Albanel qui depuis le début de l'année souhaite voir arriver les crédits des tournages de films étrangers pour le pays. Pour ce faire, la roublarde Christine avait mis en un abattement fiscal réduisant de 20 % les dépenses occasionnées pour la réalisation d'un film sur le territoire, dès lors qu'elles représentaient un million €. Et qui voit-on pointer le bout de son nez ? Woody himself Allen !

Avec en tête « une comédie très colorée, charmante et surréaliste. Enfin, si je réussis. Sinon, ce sera juste ennuyeux », comme il l'expliqua durant la conférence de presse, en compagnie de la ministre. Vieux dilemme en effet pour le réalisateur et acteur qui avait un projet pour Paris, avorté à cause justement de problèmes monétaires.

« J'ai un scénario tout prêt pour Paris, je voulais le faire, mais quand nous avons commencé à mettre le film en place, c'est devenu un projet si coûteux que je n'ai pas pu le faire », a-t-il expliqué, mais la situation pourrait donc changer, effet Albanel oblige. « Maintenant qu'il y a une nouvelle incitation fiscale à Paris, nous revenons et nous essayons de voir s'il est possible de refaire ce film », mais l'argent n'est pas tout dans la vie, les autorisations émanant du pays comptent aussi pour beaucoup.

Sauf que la ministre ne compte pas laisser s'échapper le filon Allen : « On va vraiment se mobiliser pour que le tournage puisse avoir lieu, chacun sait que les villes dans les films de Woody Allen sont des personnages à part entière et ce sera une grande chance pour Paris d'être un personnage de son prochain film. » En effet, les conséquences d'un tournage américain, pour lequel on dépense cinq fois plus, selon la ministre, que dans les productions françaises devient une manne financière non négligeable. Sans compter l'apport pour les intermittents et autres figurants qui pourraient alors intervenir au cours du tournage.

Allez, Woody, on compte sur toi pour relancer l'économie du cinéma dans l'Hexagone !