L'adaptation de L.A. Confidential ne trouve pas grâce aux yeux de James Ellroy

Heulard Mégane - 05.06.2019

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - James Ellroy - L.A Confidantial - adaptation cinématographie


La semaine dernière, au Pays de Galles, s’est tenu le festival littéraire et artistique Hay. James Ellroy, célèbre auteur de romans noirs, était présent pour parler de son dernier livre This Storm. Il est revenu à l’occasion sur l’adaptation cinématographique de son roman L.A. Confidential, sortie en 1997, dans des termes peu élogieux pour les cinéastes.
 
Kai Schreiber - CC BY-SA 2.0
 
 
Le roman L.A. Confidential de James Ellroy s’inscrit dans la tétralogie du Quatuor de Los Angeles. Publié en 1990 aux éditions Rivages, traduit en français par Freddy Michalski, il a été adapté par Curtis Hanson en 1997 et présente en tête d’affiche Kevin Spacey, Russell Crowe, Guy Pearce, mais aussi Kim Basinger dans le rôle de la femme fatale. 

Le film remporte à l’époque un franc succès, il est nominé et récompensé par de nombreux prix. Il obtient notamment l’Oscar du meilleur scénario adapté, et est en compétition officielle pour la Palme d’or du Festival de Cannes 1997. 

Pourtant James Ellroy n’est pas de cet avis. Il a déclaré, au cours du Festival Hay, que l’adaptation cinématographique de L.A. Confidential était « aussi profonde qu’une tortilla ». Et précise que « [s]i vous regardez l’action du film, elle n’a pas de sens dramatique. Je me fiche du nombre de prix qu’il a remportés... Je n’aime pas la plupart des performances. »

Il était présent au festival pour parler de son nouveau roman This Storm, le deuxième volume du prequel de la saga du Quatuor de Los Angeles. Néanmoins, l’écrivain précise que L.A. Confidential reste la meilleure adaptation cinématographique d’un de ses romans. Il ne s’est donc pas épanché sur les autres adaptations comme Cop, sortie en 1988 (basé sur La Lune sanglante, paru chez Rivages et traduit par Freddy Michalski), Brown’s Requiem ou Le Dahlia Noir, tout deux parus également chez Rivages et traduit par Freddy Michalski. 
 

James Ellroy est l’un des plus importants auteurs de romans policiers américains. Il écrit à propos de Los Angeles et admet qu’enfant, il a lu beaucoup de Raymond Chandler, le saint patron du roman noir. Mais « Raymond Chandler est l’écrivain le plus surestimé du canon américain » a-t-il affirmé au cours du festival. Sa préférence va à Dashiell Hammett, le créateur de Sam Spade : « Hammett a écrit le genre d’homme dont il avait peur. Chandler a écrit le genre de gars qu’il aurait aimé être. »
 



Commentaires
Votre traduction du Guardian est malheureusement un peu erronée. "Hammet wrote the kind of man he was afraid that he was" Hammer a écrit le genre d'homme qu'il avait peur d'être (et non "dont il avait peur ") ( Ce qui entre mieux en résonance avec la suite "Chandler écrit ...").

Il est également dommage d'avoir passé sous silence "Chandler sucks chihuahua dicks" ....
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