L'adaptation en série télé du Nom de la rose, dévoilée au MIPCOM à Cannes

Nicolas Gary - 17.10.2017

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - Le nom de la rose Eco - série télé nom rose - Umberto Eco écrivain


La Rai vient de dévoiler une partie du casting qui campera Guillaume de Baskerville et son assistant Adso de Melk. Nous parlons bel et bien d’une nouvelle adaptation du roman d’Umberto Eco, Le nom de la rose, qui avait reçu en 1981 le célèbre prix Strega. Après la version cinéma de Jean-Jacques Annaud en 1986, c’est cette fois à la télévision que le franciscain, ex-inquisiteur, mènera l’enquête...

 
 


Présenté au MIPCOM, à Cannes et produit par Wild Bunch TV, en coproduction avec la Rai, Le nom de la rose (également prix Médicis en 1982) débutera son tournage en janvier prochain, à Rome, dans les studios de Cinecittà. À prévoir : huit épisodes de 50 minutes tournés en anglais – che peccato ! – sous la direction de Giacomo Battiato, auteur de deux saisons de The Octopus. 

 

L’adaptation est signée par Andrea Porporati et Nigel Williams, pour le scénario – sachant qu’Umberto Eco, mort en 2016, en avait déjà validé le traitement. Il avait d’ailleurs, apprend-on, supervisé l’écriture du scénario avec les deux auteurs. 

 

Dans le rôle de Guillaume de Baskerville, on retrouvera John Turturro, qui campait Jesus Quintana dans le célèbre The Big Lebowski. Difficile, excessivement difficile de passer après Sean Connery, on souhaite beaucoup d’amour à l‘acteur. Adso sera incarné par Damian Hardung, et tous deux parcourront une bien étrange abbaye bénédictine, où un moine a été retrouvé mort...

 

Enfin, pour rester sur le casting, Rupert Everett incarnera Bernardo Gui, le terrible inquisiteur du roman. 

 

Le projet avait été annoncé en mai 2016, quelques mois après le décès de l’auteur italien, survenu en février. Eleonora Andreatta, directrice de Rai Fiction, avait assuré qu’« Umberto Eco avait longuement travaillé avec nous et lu frénétiquement le traitement des épisodes. Le directeur reste encore à trouver et le casting sera international. »

 

C’est avant tout une grande première pour l’Italie, qui ressuscite là l’une des œuvres majeures de sa littérature du XXe siècle, mais lui donne également une nouvelle existence sous la forme audiovisuelle. Selon les chiffres avancés par la production, le film avait été l’un des plus vus à la télévision jusqu’en 2001, avec 14,6 millions de téléspectateurs – avant d’être détrôné par La vita è bella.

 

Seuls les fous rient, ou l'humour révélateur
de la maladie d'Alzheimer

 

Eleonora Andreatta explique : « Nous parions sur des histoires qui appartiennent non seulement à l’Italie, mais également au monde entier », tant il est vrai que le roman fut une splendeur. Le roman repose sur la découverte, fin 1327 d’un ancien manuscrit signé par le moine Adso de Melk, qui raconte ses aventures de jeunesse en compagnie de son maître, Guillaume.

 

Chose intéressante, il s’articule sur les sept journées d’une semaine rythmée par la vie monastique : les épisodes 7 et 8 de la série seront certainement des plus intéressants.