L'Algérienne Assia Djebar très en vue pour le Nobel de littérature

Clément Solym - 05.10.2010

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Carthy - Djebar - Stockholm


La semaine des Nobel a commencé hier avec celui de la médecine, Robert Edwards, mais ce qui nous intéresse se passe jeudi. Dans deux jours donc, nous connaîtrons le nom du successeur de Herta Müller. D'ici là, on peut jouer aux devinettes, ça tue le temps.

En bonne position, nous avons donc... l'Algérienne Assia Djebar. Sa chance ? Le palmarès. L'Europe est le continent le plus récompensée, les femmes le sont très peu, de même pour la poésie. Stockholm aime les oeuvres engagées, l'auteur de « Poèmes pour une Algérie heureuse » l'est. Allez, j'ouvre un cabinet de voyance.

Oh miroir, mon beau miroir...

Finalement, non. L'année dernière, c'était une femme, il y a deux un français, et Assia Djebar est d'expression française. Désolé, aucune chance. Il n'y a pas de rattrapage, revenez l'année prochaine. Un indice ? Selon l'Académie, le lauréat doit être le témoin oculaire de quelque chose d'important pour le monde. Du coup, on est au moins sur d'une chose, c'est que les membres de l'Académie sont des fans du père Fouras. La réponse... un journaliste ?
 
Malheureusement, je n'ai pas la clef. Pour prendre la température générale, un coup d'oeil sur les paris en ligne sur Ladbrokes. Bob Dylan, 150 contre 1. Dommage, un prétendant sérieux qui s'effondre. Plus sérieusement, en tête, un africain, Ngugi wa Thiong'o (Kenya). Il était en effet invité au salon du livre de Göteborg, du 23 au 26 septembre, dédié à... l'Afrique, et où tout les membres de l'Académie étaient présents. Seul point noir, il n'était pas seul mais en compagnie du Somalien Nuruddin Farah. Côte Ladbrokes ? Il n'en a pas...

Mais n'oublions pas nos Poulydor, ces habitués aux espoirs et à l'échec. Allez, par ordre de cote, Cormac Mac Carthy à 6/1, Adonis à 11/1, Ko Un à 12/1, Alice Munro à 16/1, Joyce Carol Oates à 18/1...

On s'arrete là car il y en a trop, même Modiano fait la queue à 66/1, pareil que Salman Rushdie. L'indien en aurait d'ailleurs bien besoin de ce prix, et des dix millions de couronnes suédoises : il pourrait peut-être se racheter un portail, l'actuel ayant été défoncé par un arbre il y a peu... bonheur, malheur, à qui le tour ?