L'automate d'Henri Maillardet qui écrit des poèmes et dessine

Victor De Sepausy - 28.11.2019

Culture, Arts et Lettres - Expositions - automate dessin poèmes - Henri Maillardet - mécanisme horlogerie


Comment mieux explorer les liens qu’on tissés arts, science et technologie dans les siècles passés ? Le Metropolitan Museum of Art de New York y répond avec une exposition dont le clou n’est autre que le dessinateur-écrivain, un automate réalisé en 1805 par Henri Maillardet. Ce mécanicien suisse travaillait à Londres, à la création de mécanismes d’horlogerie…


 

S’il était avant tout passionné de montres, Henri Maillardet s’était passionné avec ses frères pour les automates. Ils avaient ainsi réalisé des séries de magiciens, qui régalaient le public. Avec cet automate en mesure de dessiner et d’écrire, Maillardet poussa l’audace plus loin encore.

Sa créature était non seulement en mesure de produire des dessins, mais également de faire des poèmes tout à la fois en français et en anglais. Toutefois, ses œuvres étaient conscrites à quatre dessins et trois poèmes — un système de cames situées à sa base opérait les mouvements nécessaires.

Avant de se retrouver cette année au Met, prêté par le Franklin Institute de Philadelphie, son histoire fut auréolée de légende. En effet, en 1928, il arriva au FIP, sans que personne ne sache qui était à l’origine de cette construction. Victime d’un incendie, il fut alors restauré et ses mécanismes lui permirent de dévoiler son origine en signant « écrit par l’automate de Maillardet ». 
 
Composé de laiton, d’acier, de bois et de tissu, l’automate dispose de mécanismes particulièrement avancés pour l’époque. Une sorte de précurseur de l’informatique, voire des technologies, indique le Met : « Il stockait plus d’informations que toutes les machines qui l’avaient précédé », souligne le musée.

Quant à son héritage, on le retrouve dans le roman de 2007, L’Invention de Hugo Cabret de Brian Selznick (Bayard jeunesse, 2012, trad. Danièle Laruelle). Le livre fut également adapté en film par Scorsese en 2011, sous le titre plus sobre de Hugo Cabret.

L’exposition du Met, Making Marvels : Science and Splendor at the Courts of Europe, sera à découvrir jusqu’au 1er mars 2020. Elle recense près de 170 pièces construites entre 1550 et 1750, deux siècles d’ingéniosité aujourd’hui encore stupéfiante.
 



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