L'écrivain haïtien Makenzy Orcel reçoit le Prix Louis Guilloux 2016

Antoine Oury - 23.04.2016

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Makenzy Orcel écrivain - éditions Zulma Makenzy Orcel - Prix Louis Guilloux 2016


Depuis 1983, le Conseil départemental des Côtes-d'Armor décerne le Prix Louis Guilloux à un auteur dont le roman ou le récit en langue française s'inscrit dans la lignée littéraire de l'écrivain né à Saint-Brieuc le 15 janvier 1899 et mort le 14 octobre 1980 dans sa ville natale. L'écrivain haïtien Makenzy Orcel a reçu la récompense pour son livre L'ombre animale, publié aux éditions Zulma.

 

 

 

L'ombre animale est le troisième roman de Makenzy Orcel, qui avait déjà publié Les immortelles chez Zulma en 2012. Né le 18 septembre 1983 à Port-au-Prince en Haïti, il se consacre à l'écriture après des études en linguistique. En 2015-2016, il est en résidence d'écriture en Mayenne, à Laval, et c'est en janvier 2016 qu'il a publié L'ombre animale.

 

Le résumé de l'éditeur :

 

« Je suis le rare cadavre ici qui n'ait pas été tué par un coup de magie, un coup de machette dans la nuque ou une expédition vaudou, il n'y aura pas d'enquête, de prestidigitation policière, de suspense à couper le souffle comme dans les films et les romans — et je te le dis tout de suite, ce n'est pas une histoire —, je suis morte de ma belle mort, c'était l'heure de m'en aller, c'est tout ».

 

La voix qui parle — une voix de femme — monte du fond de l'abîme ou du tréfonds du ventre. Et la voix s'incarne, libre, puissante, en héroïne de sa vie de rien, celle d'avant la mort, d'avant que les siens ne l'abandonnent dans ce village perdu pour tenter leur chance à la ville.

 

Il y a Toi, la mère, machine à tout subir et à tout faire, Makenzy, en père pire que maudit, Orcel, le frère mutique qui attend devant la mer pour oublier l'homme à la tête coupée, l'Envoyé de Dieu et ses bacchanales infernales, et puis les Loups qui rôdent en mauvais anges expropriateurs.

 

Un roman âpre et fulgurant, tout entier porté par le souffle d'un verbe incandescent.

 

 

 

 

« Les critères de sélection requis sont l’excellence de la langue, la qualité romanesque du récit, la lucidité du regard posé sur les êtres, mais aussi et surtout la dimension humaine d’une pensée généreuse, refusant tout manichéisme, tout sacrifice de l’individu au profit d’abstractions idéologiques que peut contenir une œuvre », précise le communiqué du prix.

 

À l'occasion des 30 ans du Prix en 2013 et afin d'ouvrir le prix Louis Guilloux à un plus grand nombre, le Conseil départemental des Côtes-d'Armor avait décidé d'ouvrir la sélection à un jury citoyen composé de lectrices des bibliothèques costarmoricaines. Pour l'édition 2016, trois bibliothèques ont participé : la bibliothèque d'Erquy, la bibliothèque de Plouha et la bibliothèque de Saint-Nicolas-du-Pélem, ainsi qu'un groupe de lecteurs et lectrices de Ploeuc-L'Hermitage.

 

Ce jury citoyen a choisi le livre d'Antoine Choplin, Une forêt d'arbres creux, aux éditions La fosse aux ours.

 

Le résumé de l'éditeur :

 

Bedrich Fritta se retrouve enfermé avec sa femme et son fi ls dans le ghetto de Terezin. Séparé des siens, il se retrouve affecté à l'atelier dessin du camp. Les jours s'étirent lentement entre l'élaboration de plans pour les bâtiments de Terezin et un quotidien de survie avec parfois des moments intenses avec sa femme et son fils. Très vite, les membres de l'atelier commencent à dessiner la réalité de Terezin avec l'espoir d'informer le monde sur leurs conditions de vie. Mais les nazis vont interrompre de façon brutale cette initiative. Alors commence pour Bedrich un aller sans retour vers l'enfer. Antoine Choplin s'est inspiré des dessins de Bedrich Fritta pour raconter cette histoire.


Pour approfondir

Editeur : Zulma
Genre : litterature...
Total pages : 352
Traducteur :
ISBN : 9782843047572

L'ombre animale

de Orcel, Makenzy (Auteur)

" je suis le rare cadavre ici qui n'ait pas été tué par un coup de magie, un coup de machette dans la nuque ou une expédition vaudou, il n'y aura pas d'enquête, de prestidigitation policière, de suspense à couper le souffle comme dans les films et les romans - et je te le dis tout de suite, ce n'est pas une histoire -, je suis morte de ma belle mort, c'était l'heure de m'en aller, c'est tout ".

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