L'écrivain palestinien Ghassan Zaqtan mal-aimé au Canada

Clément Solym - 31.05.2013

Culture, Arts et Lettres - Récompenses - Ghassan Zaqtan - palestinien - prix littéraire


Difficile semaine pour le poète et romancier palestinien, Ghassan Zaqtan. Finaliste du prix Griffin de poésie, remis au Canada. Le pays vient de refuser son visa d'entrée à celui qui est également fondateur de la Maison de la poésie à Ramallah. Impossible d'assister, donc, à la remise du prix. Une information que dément l'ambassade du Canada au Caire. 

 

 

 

 

C'est le traducteur de Zaqtan, Fady Joudah, qui a rapporté les raisons de ce refus : tout d'abord, le motif de sa visite au Canada ne serait pas assez convaincant pour l'autoriser. Ensuite, la situation financière, et professionnelle, de l'auteur, ne permettrait de remplir les critères relatifs à l'obtention d'un visa temporaire.

 

Plusieurs organisations, comme le PEN Club, ou des auteurs, comme Margaret Atwood, avaient signalé cette situation. De même, la fondation Griffin, qui organise le prix, assure travailler avec les autorités gouvernementales pour parvenir à trouver une solution. Le prix, qui doit être remis mi-juin, serait un brin endeuilli de cette absence.

 

Hier encore, rien n'avait évolué, mais manifestement, la diplomatie canadienne a fait des miracles. Scott Griffin en personne a expliqué que l'ambassade du Canada au Caire était parvenue à dénouer ce problème. Le visa a été délivré, finalement, et le poète pourra se rendre à la cérémonie. 

 

Le prix est doté de 65.000 $. On ignore si l'auteur sera le lauréat, mais on comprend mieux encore son envie d'être présent... juste au cas où...