L'effet de Ben Stiller sur le livre La vie rêvée de Walter Mitty

Nicolas Gary - 14.02.2014

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - James Thurber - Ben Stiller - La vie rêvée de Walter Mitty


La vie rêvée de Walter Mitty, le film avec Ben Stiller en vedette, est adapté de l'histoire de James Thurber, et cette fois encore, l'effet cinéma est incontestable. Walter Mitty est un bonhomme sans grande envergure, dans son travail, et le texte de Thurber, publié dans le New Yorker, n'était pas dans les rangs des meilleures ventes à son lancement… en 1939.

 

 

 

 

Pourtant, depuis que le film est sorti, la nouvelle qui fut incluse dans la collection Library of America, a vu les ventes du livre tripler durant l'année 2013, grâce au film. Et voilà de quoi même encourager la Library of America, qui est en train de se lancer dans des éditions numériques de ses livres. Et avec les pics que représentent les adaptations de livres en film, l'idée est incontestablement la bonne.

 

C'est que, et avant toute chose, l'éditeur a pour vocation de faire revivre et de maintenir vivace la littérature américaine, en imprimant des textes et des ouvrages classiques. On y retrouve aussi bien Thomas Paine, James Baldwin, ou encore H.P. Lovecraft et Robert Frost. Les couvertures sont sobres, avec un mince bandeau de couleur, et un petit portrait de l'auteur. 

 

 

 

 

Quelques jours avant le lancement du film avec Stiller, une édition de James Thurber: Writings and Drawings, avait vu le jour. Et c'est dans ce recueil que l'on retrouvait la nouvelle, The Secret Life of Walter Mitty

 

Or, l'effet cinéma s'est reproduit sur bien d'autres titres, assure l'éditeur : Kerouac en a amplement profité, avec 30 % de vente de plus, et au moment du 150e anniversaire de la commémoration de le Guerre de Sessession, les mémoires d'Ulysse S. Grant ont connu un coup de fouet formidable. Le cinéma n'est pas toujours le premier déclencheur, bien sûr, mais l'effet n'en reste pas moins appréciable.

 

D'ailleurs, le texte de Thurber est toujours accessible en ligne, grâce au New Yorker.

 

via Publishing Persspectives