L'empire contre-écrit pour les 33e Assises de la traduction littéraire d'Arles

Cécile Mazin - 12.10.2016

Culture, Arts et Lettres - Salons - traduction littéraire Arles - Empire contre écrit - rencontres traducteurs professionnels


Organisées par ATLAS, l’association pour la promotion de la traduction littéraire, les Assises d’Arles proposeront des conférences, des tables rondes, des ateliers de traduction et des lectures, animés par une quarantaine d’intervenants, dont certains très attendus : Souleymane Bachir Diagne, Jacques Roubaud, Florence Delay, Hédi Kaddour, Myriam Suchet…

 

 

 

Du 11 au 13 novembre, la ville prend rendez-vous avec la traduction littéraire, pour mettre à l’honneur durant ces trois journées le travail des traducteurs. Depuis plus de trente ans, ATLAS, l’association pour la promotion de la traduction littéraire, organise chaque année à Arles les Assises de la traduction littéraire. Cette manifestation, ouverte à tous, a pour but de réunir au mois de novembre des passionnés de littératures étrangères – traducteurs, auteurs et lecteurs – pour trois jours autour d’un thème. 

 

Intitulées L’EMPIRE CONTRE-ÉCRIT, les 33e Assises de la traduction littéraire proposeront des conférences, des tables rondes, des ateliers de traduction ou d’écriture, des rencontres et des lectures, animés par une quarantaine d’intervenants, dont certains très attendus. En clôture, Jacques Bonnaffé viendra porter témoignage de ces trois jours de manifestation consacrés à la traduction littéraire. 

 

Deux prix seront également remis lors des Assises : 

  • - Le Prix ATLAS-Junior (Concours de traduction littéraire pour lycéens de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur)
  • -  Le Grand Prix de traduction de la Ville d’Arles

Le thème de la 33e édition s’inscrit dans une continuité : L’empire contre-écrit. Si l’on considère que chaque langue exprime une façon unique de concevoir le monde, à la fin d’un conflit, il en apparaît toujours deux : la langue du vainqueur et celle du vaincu.

 

Ce phénomène, que l’on constate pour toute sorte de conflits — mondiaux, sociaux, familiaux — est d’autant plus flagrant quand on considère le fait colonial, où de toute évidence, l’entre-langues qui naît de ces différentes conceptions du monde trouve un terreau fertile. Comment cela se traduit-il dans la littérature ? Et surtout, comment le traduit-on ? C’est à ces questions que vont tenter de répondre nos 33es Assises. 

 

“La conscience de la présence et du travail du traducteur a évolué chez les lecteurs” (ATLF) 

 

 

Il y sera question de la façon dont la langue anglaise, dominante, se fragmente et se singularise selon qu’elle s’écrit au Nigeria, en Afrique du Sud, au Népal ou en Irlande. De la façon dont les Français du monde se traduisent, qu’ils soient d’Algérie, du Congo ou d’Haïti. On y traduira de l’espagnol teinté de quechua, du russe mêlé de tchouktche, ou de l’afrikaans... 

 

Le titre, emprunté à Salman Rushdie, invite à réfléchir à l’état du monde et au rôle que joue la littérature, nourrie de traduction, dans la vie et la mort des langues.