L'IMA fait résonner les littératures arabes avec des lectures à voix haute mensuelles

Antoine Oury - 02.03.2017

Culture, Arts et Lettres - Théatre - littérature arabe - Institut monde arabe - Wissam Arbache


Le comédien et metteur en scène Wissam Arbache, soutenu par l'Institut du monde arabe (IMA), propose un nouveau rendez-vous mensuel, chaque premier dimanche du mois. « L’Atelier — Les littératures arabes en mouvement » invite à une redécouverte des littératures arabes par la mise en scène et la lecture à voix haute.

 

 

 

L’Institut du monde arabe, en partenariat avec la Fondation Jean-Luc Lagardère, invite l’homme de théâtre Wissam Arbache à faire résonner le patrimoine littéraire arabe pour le faire (re)découvrir au grand public, une fois par mois, à partir du dimanche 5 mars 2017.

 

Chaque premier dimanche du mois à 15h30, le comédien et metteur en scène Wissam Arbache bouscule les littératures arabes classiques et contemporaines dans un Atelier toujours réinventé. À travers une scénographie plurielle convoquant auteurs, musiciens, acteurs, chanteurs et public, Wissam Arbache explore les genres de la poésie au théâtre en passant par le roman et les formes populaires, dans leur langue originale, l’arabe, et dans leur traduction française.

 

Pour faire (re)découvrir la richesse et la diversité des littératures arabes, méconnues ou trop souvent privées de l’écho qui leur revient, l’Atelier choisit de décaler le regard par une interprétation qui fait jaillir le sens et la force des mots en arabe comme en français.

 

Homme de théâtre, Wissam Arbache prend et donne la parole pour rendre aux auteurs arabes et à leurs écrits leur singularité et leur universalité. L’Atelier est un nouveau rendez-vous de l’Institut du monde arabe. Un lieu de rencontre où tisser des liens, comprendre sa culture et celle de l’autre et déconstruire les clichés.

 

Acteur, metteur en scène d’origine syro-libanaise, Wissam Arbache a été très tôt repéré par Olivier Py avec qui il fait résonner les voix d’Azama, El-Hanaï, Schopenhauer, Mouawad, Janvier, Tolstoï, Sade, Berlioz... au CDN d’Orléans.

 

Soucieux de retrouver sa langue et d’exprimer ses deux cultures, occidentale et orientale, Wissam Arbache a participé à des résidences d’écriture au Moyen-Orient, rencontré et collaboré avec de nombreux artistes du monde arabe. En 2009, il crée à Damas Rituel pour une métamorphose, pièce maîtresse du Syrien Saadallah Wannous. Il restera marqué par cette expérience inédite, rapidement censurée par le pouvoir religieux.

 

De retour en France, il affine son travail sur la représentation bilingue avec notamment un programme de lectures poétiques au Théâtre de l’Odéon. Avec L’Atelier, Wissam Arbache poursuit son travail d’exploration et de célébration des littératures arabes à l’IMA.

 

Dimanche 5 mars 2017 à 15h30 — « Clameurs ou Voyages à travers la poésie maghrébine », Salle du Haut Conseil

 

Un parcours à travers trois territoires, l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et sur plusieurs siècles qui mènera les auditeurs de la poésie populaire à la poésie littéraire, du kabyle au berbère et du français à l’arabe au rythme des musiques traditionnelles et contemporaines.

 

Une attention particulière sera portée à la tradition de la poésie féminine orale avec Nadia Kaci, actrice arabophone, Kahina Afzim, chanteuse berbère, accompagnées par Wissam Arbache et Mokrane Adlani, musicien. Le public y entendra les grands noms de la poésie et de la littérature d’Afrique du Nord : Adellatif Laâbi, Hocine Tandjaoui, Tahar Bekri, Jean Sénac, Mohammed Dib, Ismael Aït Diafer, Malik’s Assimi, Jean El Mouhoub, Amrouche Saadeddine El, Abdallah Khammar, Ahmed Azeggar, Assia Diebar, Mosteghanemi, Mohamed Zethli, Abdelhamid Laghouati, Aderahman Bouali, Rachid Moumni, Sonia Zin Abidine, Hadj Ettahar, Youssef Ben Mouhammed, et notamment Abou El Kacem Chebbi à qui la Tunisie doit deux vers de son hymne national, largement repris pendant le Printemps arabe.