L'Unesco se réunit à Québec pour statuer sur 45 sites

Clément Solym - 05.07.2008

Culture, Arts et Lettres - Expositions - Unesca - Québec - candidats


Le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco (Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture qui a été créée en 1945) examine du 2 au 10 juillet les demandes d’inscription de nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial du même nom.

Etude des candidatures mais aussi des sites déjà reconnus :

Au sein de cette rencontre, le comité d’experts des 21 états membres de l’organisation est chargé de statuer sur les nouvelles demandes (au nombre de 45), mais aussi sur la situation des 851 sites déjà inscrits sur la liste du Patrimoine mondial.

660 sont des sites culturels, 166 sites des sites naturels et 25 sont mixtes. Ainsi cette année, c’est notamment le cas de la vallée de l’Elbe à Dresde en Allemagne qui doit être étudié. Faut-il effectuer un déclassement de ce site en raison de la construction d'un pont de 600 mètres au centre-ville ? La question est posée.

Quels seront les nouveaux sites retenus ?

Ce qui crée le plus de bruit, c’est l’inscription de nouveaux sites. Il faut savoir qu’une candidature est un projet lourd à monter, surtout pour les pays qui ont peu de moyens à consacrer à la culture. Les résultats seront donnés dimanche ou lundi prochain.

Cinq pays présentent une première candidature, soit le Kirghizstan (montagne sacrée de Sulamain-Too), la Papouasie Nouvelle Guinée (ancien site agricole de Kuk), Saint-Marin (centre historique de Saint-Marin et mont Titano), l'Arabie Saoudite (site archéologique de Al-Hijr) et le Vanuatu (domaine du chef Roi Mata), a indiqué l'Unesco.

Un coup de pouce donné à la diversité :

De prime abord, l’Unesco est plus ouverte aux candidatures venant de pays qui n’ont encore aucun site référencé. Cette politique officielle vise à rendre ce Patrimoine réellement représentatif de la diversité culturelle mondiale.

A côté de l’examen de ces candidature, les experts statueront aussi sur le retrait de certains sites ou alors leur inscription sur une liste des lieux en péril. Actuellement, une trentaine de sites s’y retrouvent. Le comité en retirera quelques-uns qui ont su mettre à profit les aides financières spécifiques apportées à l’amélioration de la protection de ces hauts lieux culturels.