La 5ème vague : l'invasion extraterrestre du roman aux écrans

La rédaction - 09.02.2016

Culture, Arts et Lettres - Cinéma - Rick Yancey - adaptation cinéma - romantisme apocalypse


S’il se trouvait une adolescente dans votre entourage en juillet 2014, il est temps de se rappeler à son bon souvenir. Surtout si elle vient d’entrer en Terminale Scientifique. Il serait cruel de ne pas partager avec elle le souvenir de ce hurlement d’extase qu’elle poussa publiquement, en apprenant la date de sortie de La 5eme vague, adapté du livre de Rick Yancey, sur grand écran. Sans conteste, une découverte orgasmique... Hmmm.

 

 

 

Chloé Moretz fut rapidement annoncée pour camper le rôle de Cassie Sullivan, et déjà le livre avait connu un sérieux succès. Nick Robinson allait incarner Ben Parish et Alex Roe serait Evan Walker : sérieusement, la distribution avait de quoi toucher le cœur des teenagers. Le premier tome de la trilogie était sorti le 7 mai 2013 aux États-Unis, et une semaine plus tard, il était traduit en français (par Francine Deroyan). Littéralement, et dans tous les sens, l’invasion était lancée. 

 

La 5ème vague compile les grands classiques du monde post-apocalyptique, avec une note de romantisme, qui fit des ravages. Rick Yancey l’avait juré : son roman se focalise sur une ado décidée à survivre après la prise de contrôle de la planète par des extraterrestres, mais c’est avant tout l’exploration d’un scénario, jusqu’aux limites, de la fin possible de l’espèce humaine.

 

En quatre vagues, les aliens ont détruit les villes, laissé l’obscurité recouvrir le globe, l’humanité sans ressources, ou presque, après l’avoir décimée, d’un coup de virus. La dernière étape du plan, c’est de prendre possession des survivants, et les manipuler comme des marionnettes. Effectivement, sur le fond, on retrouve le mordant de Walking Dead et la dimension SF des Âmes vagabondes. Et le binôme qu’elle va former avec son compagnon de route, Ewan Walker, offre une possibilité d’identification à chacun.


 

 

Le film porte l’accent sur cette dimension d’extinction de l’espèce humaine, par souci de simplification, bien sûr : les aliens – sorry guys, no offense – servent de prétexte. Mais la mort de l’humanité, elle, n’a rien de fantasmé : pas besoin d’horreur, de gore ni d’hémoglobine pour traiter sur sujet. Des dizaines de cadavres morts de la peste, allongés dans un stade de foot suffisent à mettre mal à l’aise. L’inquiétude qui monte, c’est le stress qui ronge.

 

D’autant que pour son interprétation, Chloé Moretz a conquis les Young Adults déjà ciblés avec les trois romans – prochainement portée sur le trône de ce territoire ? Pourquoi pas remplaçante d’une Kristen Stewart, adulée dans Twilight ? Elle en a les traits, le regard, les gestes : bref, rien d’impossible, surtout avec deux autres films à suivre. 

 

Maintenant... cette histoire d’invasion ne va pas révolutionner le genre. Post-apocalyptique, certes, mais assez épuré, très Famille-friendly. Le livre n’est pas beaucoup plus expansif – no drug, no sex, no rock’n roll – bien que plus sombre : on passe plutôt une partie de son temps à se terrer, fuir ou chercher sa famille.

Avec Collection R

Avec près de 430.000 entrées (réalisées dans 400 salles), le film en France ne plonge pas dans le ridicule (Il est en tête du box office et a fait autant d’entrée que Le labyrinthe en première semaine… pas vraiment ridicule). Le tome 2 n’a pas encore été signé par Sony, et avant que Cassie ne retrouve le chemin des salles obscures, il faudra rentabiliser les 38 millions $ d’investissements.

 

La vérité est assez simple : le film a un goût de déjà-vu que, depuis Independance Day, ne souffre plus vraiment la comparaison. En revanche, il reste sacrément bien réalisé. 

 

Avec surtout un bon point : peu de choses ont été sacrifiées sur l’autel audiovisuel, par rapport au livre. Et dans cette mesure, Cassey souffre très bien la comparaison avec Tris Prior de Divergente. Si l’une sait encaisser dans les coups, dans une utopie qui vire au cauchemar, dans La 5ème vague, c’est un cauchemar dans lequel tout le monde patauge, où il faut apprendre la furtivité, pour assurer sa survie. 

 


Pour approfondir

Editeur : R-Jeunes Adultes
Genre : litterature...
Total pages : 594
Traducteur : francine deroyan
ISBN : 9782221134252

La 5e vague

de Rick Yancey

1re Vague : extinction des feux ;2e Vague : déferlante ; 3e Vague : pandémie ; 4e Vague : silence La 5e Vague arrive. L'événement international de l'année pour les jeunes adultes, bientôt adapté au cinéma par Tobey Maguire et les producteurs de World War Z, Argo, Hugo Cabret, Aviator, Gangs of New York, Ali ! Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ilsviennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir. À l'aube de la 5e Vague, sur une bretelle d'autoroute désertée, Cassie tente de Leuréchapper.Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés. Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu'à ce qu'elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son seul espoir de sauver son petit frère, voire elle-même. Du moins, si Evan est bien celui qu'il prétend. Mais la jeune fille doit d'abord faire des choix : entre confiance et paranoïa, entre courage et désespoir, entre la vie et la mort. Va-t-elle baisser les bras et accepter son triste sort, ou relever la tête et affronter son destin ? Car ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Le meilleur roman jeunes adultes de ces deux dernières années et le digne successeur de Hunger Games d'après les libraires et blogueurs américains, à la frontière entre la série culte The Walking Dead etLes Âmes vagabondes (The Host) de Stephenie Meyer.

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