La BnF expose ses dessins français du XVIIe siècle

Julien Helmlinger - 11.03.2014

Culture, Arts et Lettres - Expositions - Dessins français - BnF - Estampes


Panorama de l'activité artistique du Grand Siècle. Du 18 mars au 15 juin prochains, le site Richelieu de la Bibliothèque nationale de France expose une centaine de dessins français du XVIIe siècle, sélection issue de fonds du département des Estampes et de la photographie, à renfort d'une cinquantaine d'estampes s'y rapportant. L'exposition met ainsi à l'honneur près de quarante artistes, au rang desquels Martin Fréminet, Jacques Callot, Simon Vouet, Charles Le Brun, Robert Nanteuil, et leurs oeuvres souvent inédites.

 

 

 

 

Au sein de la Bibliothèque, le fonds des dessins a toujours été mêlé aux estampes, et ce, depuis sa création sous Louis XIV, nous apprend le communiqué. Son exposition, présentant « un ensemble d'une profonde originalité », comprendra des études de peintres connus, bien représentés dans les collections publiques nationales, des dessins préparatoires pour des estampes, conçus par les graveurs eux-mêmes et « d'autres compositions confiées par les artistes à des praticiens expérimentés pour être traduites en taille-douce ». 

 

Les oeuvres de peintres comme Martin Fréminet, Simon Vouet, Philippe de Champaigne, Eustache Le Sueur ou encore Charles Le Brun y côtoient celles de graveurs comme Jacques Callot, Pierre Brebiette, Sébastien Leclerc ou Robert Nanteuil, tous de grandes renommées. Sans faire l'impasse sur des artistes tirés de l'oubli comme Louis Richer, Marin Desmarestz... Les thèmes de l'expo sont riches et évitent de s'enfermer dans un registre créatif unique au profit des champs de création multiples.

 

La chronologie tiendra lieu de colonne vertébrale du parcours, plaçant en confrontation les dessins aux estampes, et reflétant la diversité des domaines des domaines créatifs propre au XVIIe siècle. L'art du portrait, les compositions funéraires, les projets architecturaux, l'illustration d'almanachs, les images satiriques ou encore des figures de « mode » dues à Nicolas Ier Larmessin et à la famille Bonnart, qui « remportèrent tant de succès sous le règne de Louis XIV », ne seront pas en reste.

 

Les premières oeuvres de Charles Le Brun seront également mises en avant, une section illustrée par des dessins plus rares, destinées à mettre en relief « le cheminement artistique du futur Premier Peintre du Roi et l'épanouissement de son style au fil des ans ».

 

Un prêt exceptionnel du Mobilier national (Paris), permet en outre l'exposition d'un panneau tissé à la Manufacture de la Savonnerie, représentant Louis XIII et sa famille. Cet ensemble de pièces sorti du Grand siècle prendra les visiteurs pour témoins de son foisonnement créatif.