La Comédie française poursuit son mouvement de grève

Clément Solym - 31.12.2011

Culture, Arts et Lettres - Théatre - Comédie française - theâtre - greve


Depuis le 27 décembre, les salariés de la Comédie-Française ont décidé de lancer une grève, du fait d'un différend avec la direction de l'établissement. À ce moment, la fédération des syndicats CGT du spectacle, « réclame l'augmentation d'une prime sur l'exercice 2012 puis son échelonnement pour la transformer à terme en salaire garanti ».

 

À l'origine de ce mouvement, le Synptac-CGT, le Snapac-CFDT et le Sadpfc-Unsa, qui déploraient que la direction de la Comédie ait refusé de toute forme d'avancée. Les syndicats en appelaient même à la Direction générale de la création artistique (ministère de la Culture), pour qu'une réunion regroupant les acteurs impliqués soit organisée au plus vite.

 

 

Le préavis de grève était lancé jusqu'au 31 décembre, et ainsi, plusieurs spectacles avaient été annulés et remplacés - par Le jeu de l'amour et du hasard, de Marivaux, notamment. « À cette période de l'année, beaucoup de gens viennent des régions en famille, nous n'avons pas voulu laisser le public en plan », expliquait alors Jérôme Lamy, le directeur de l'établissement.

 

Cependant, en ce 31 où tout le monde prépare cotillons et fines bulles, le préavis de grève est maintenu.

 

Selon Claude Michel, secrétaire général adjoint de la CGT-Spectaclme, cité par l'AFP « les 37 sociétaires de la Comédie française touchent 76,5 % du total des primes et les 360 salariés 16,5 % », et en somme « les sociétaires ont tout et les autres pas grand chose ». 

 

Le directeur confirme que la situation n'a pas évolué et que les spectacles sont toujours bloqués. Les négociations sont ainsi interrompues. « Je doute fort qu'il y ait des négociations samedi, on va reprendre le travail le 1er janvier, mais on va voir si des négociations vont s'ouvrir ou pas : s'il n'y en a pas, nos cinq jours de grève ne vont pas partir en fumée », assure Zouair Smaoudi, délégué CGT à la Comédie.