Rentrée littéraire : La fashion week des libraires


L’année passée, c’est un appartement immense qui était offert aux visiteurs. En 2017, le Salon du livre de Genève renouvelle son expérience : La Fabrique, c’est un espace de pure expression, toute une maison qui invite à s’emparer de chacune des pièces. L’occasion d’une création littéraire, humoristique ou personnelle — toujours un succès.


La fabrique
ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 
La Fabrique et un lieu évolutif : qui le découvre durant les premières heures du salon le trouverait bien changé en cette dernière journée de la manifestation. Cuisine, atelier, chambre, patio, salon et salle de bains, autant de lieux à investir par les mots, les images.

C’est que dans chacune de ces pièces, le visiteur est encouragé à prendre un stylo, des crayons et d’autres, pour décorer, s’exprimer. Et bien entendu chaque pièce à une thématique propre associée à une couleur. Dans toutes, un petit panneau fournit que les consignes que l’on peut suivre ou pas selon son humeur et ses envies. 

La cuisine, violette, invite à composer un menu chic — entrée, plat, dessert. Et pour plaire à la baronne, il ne faut pas hésiter à donner aux plats les noms les plus pompeux ; elle se laissera sans nul doute tenter par une « Demoiselle des eaux et sa farandole de frivolités du jardin » (une truite et ses légumes).

Le salon, tout de rouge et de velours, habillé d’un lustre en cristal et d’un piano, fait la part belle au cinéma en invitant à partager ses coups de cœur du 7e art.

Du sol au lit à baldaquin, tout est rose bonbon : la chambre de la baronne rime avec romantisme. Sur des cartes en forme de cœur, il faut ouvrir le sien et avouer ce qui le fait battre.

Le patio est l’endroit pour faire une pause et découvrir ce jardin intérieur avec ses plantes luxuriantes et ses nains de jardin. Il est vert vif et célèbre l’Ego. Sur des cartes en forme de fleurs et de feuilles, avouer son principal défaut.

Bleu ciel, la salle de bain est le lieu idéal pour faire des selfies avec les accessoires de la baronne. À piquer : son foulard, ses lunettes, ses bijoux moches et ses chapeaux ridicules !

L’atelier est marron et on y travaille la BD. L’idée ? Compléter une case de BD par du texte ou un dessin. L’occasion de revisiter et de décaler les contextes et situations.